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La plupart des porte paroles syndicaux demeurent, au moins pour le moment, plutôt réservés sur la question. On ne veut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Cette fois, cependant, les choses semblent bien aller.
Selon le vice-président de la CSN, Louis Roy, ce serait déjà presque assuré qu'il y aura un véritable front commun de tous les syndicats oeuvrant au sein de la fonction publique québécoise, dans le cadre des négociations à venir pour le renouvellement des conventions collectives dans ce secteur. La chose serait sûr à 90%, d'ajouter le leader syndical, lors d'un point de presse qui avait lieu hier.
Si cela devait se réaliser, ce serait du jamais vu depuis la fin des années 70 ...
À chaque fois, au cours des années passées, et à chaque fois que venait le temps de renégocier les conventions collectives dans le secteur public, il y avait toujours eu quelque chose qui avait fini par achopper.
«Il me semble que les conditions sont (cette fois) réunies. Cela fait une trentaine d'années que je suis ce secteur-là et j'ai l'impression que pour une fois, la très grande majorité des conditions sont réunies pour qu'on puisse véritablement travailler ensemble tout au long de la négociation», aurait déclaré à la Presse canadienne M. Roy.
Il resterait "quelques fils à attacher" pour parvenir au front commun, notamment s'entendre sur les balises, mais la plupart des obstacles auraient déjà été levés. Dans les rangs de la FSSS (CSN), qui représente le plus important groupe, « la réception est très positive», toujours selon M. Roy.
D'ores et déjà, la CSN et la FTQ avait convenu, il y a de cela plusieurs mois, d'un pacte de non-maraudage. Du côté de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ-anciennement la Fédération des infirmières), du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) et de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), il existe d'autre déjà une sorte de front commun, appelé le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP).
À la Fédération interprofessionnelle de la santé, la présidente Lina Bonamie souligne que le choix serait déjà assez clairement en faveur du front commun. «Pour nous c'est déjà fait et la position est dans le sens d'un front commun», a-t-elle dit. Mais Mme Bonamie note qu'il faudra tout de même élaborer le fonctionnement d'un tel front commun.
Le front commun à sept (CSN-FTQ-CSQ-FIQ-SPGQ-SFPQ-APTS), «c'est une question qu'on ne peut pas balayer du revers de la main. Moi je pense, comme citoyenne syndiquée au Québec, qu'on a avantage cette fois-ci à faire un vrai front commun», aurait-elle ajouté. Du côté de la CSQ, il y aurait, aujourd'hui même, rencontre des instances pour discuter justement de cette perspective.
Un tel front commun, s'il devait se concrétiser, représenterait plus de 450 000 des 500 000 employés de l'État québécois.
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