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Rien qu'en ayant un peu plus de volonté politique, le gouvernement du Québec pourrait à très court terme sauver au moins 1 milliard de $ par année.  Tel est ce qu'affirme Amir Khadir, l'un des deux porte-parole national de Québec solidaire et celui qui était le candidat de ce parti dans la circonscription de Mercier, au centre de Montréal.

Sauver au moins 1 milliard  par année est non seulement une proposition réaliste mais cela n'a finalement rien de sorcier.  Au lieu de céder tout le temps devant le diktat des grandes entreprises pharmaceutiques, comme le faisait avant le PQ et maintenant les libéraux, le gouvernement pourrait tout simplement profiter de son pouvoir d'achat pour tout simplement forcer une diminution des prix.

En Nouvelle-Zélande, où le gouvernement n'est pourtant pas reconnu comme étant de gauche, c'est exactement ce qu'ils ont fait et ils ont obtenu des baisses de 30%.  Sur une échelle plus réduite, c'est également ce que font déjà, ici, sur une base locale, plusieurs hôpitaux.  Amir Khadir en sait quelque chose puisqu'il oeuvre lui-même dans le milieu hospitalier en tant que médecin et que son propre hôpital fait partie de ceux qui agissent ainsi.

Alors, direz-vous, pourquoi ne le fait-on pas déjà ?  Réponse : pour la même raison que le PQ et les libéraux hésitent en général à confronter l'entreprise privée dans la plupart des autres dossiers.  Pour eux, cela ne se fait pas.

Considérant que le budget actuel de la RAAMQ au niveau du remboursement des médicaments a déjà triplé et atteint aujourd'hui autour de trois milliards de $  par année (et cela continuera encore de monter de manière aussi rapide si rien n'est vraiment fait), les calculs sont faciles à faire.  Une baisse de 30%, comme en Nouvelle-Zélande, pourrait facilement nous faire économiser au moins 1 milliard de $ par année.

Si à cela, nous ajoutons la proposition de Québec solidaire pour créer une nouvelle société d'État, qui s'appellerait Pharma Québec, et dont le mandat serait de chercher à concurrencer les grandes multinationales des médicaments sur leur propre terrain tout en offrant des médicaments encore moins chers, alors nous pourrions aboutir à des économies encore plus substantielles...

Les économies ainsi générées pourraient en même temps aider à financer  les nombreux besoins encore criants dans notre réseau public de santé.  C'est une alternative concrète face aux multiples pressions visant à privatiser encore plus notre réseau de la santé, quitte à réduire d'autant l'accessibilité des gens à des soins de qualité.

Dans le fonds, cela s'appelle user de gros bon sens.  Sans plus.

 

 



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