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Le 6 mars 2007, la Commission des droits de la personne et de la jeunesse faisait paraître un rapport dans lequel elle demandait au gouvernement d'agir de façon urgente pour lutter contre l'homophobie. Plus de deux ans plus tard, aucune trace d'une telle politique, malgré un engagement électoral formel des élus. Ne serait-il pas temps que le gouvernement commence à bouger ?

"S'engager à soutenir l'émergence d'une stratégie nationale de lutte contre l'homophobie exige de croire qu'il y a un réel problème et que ce problème n'est pas l'homosexualité mais bien l'homophobie", soulignait aujourd'hui la porte-parole nationale de Québec solidaire, Françoise David, en compagnie de Manon Massé, porte-parole, de son côté, du parti pour la circonscription de Ste-Marie St-Jacques. Voilà peut-être où le bât blesse...

Dans son rapport, la Commission formule plusieurs recommandations fort pertinentes qui permettraient d'arriver dans le XXIe siècle la tête haute et en vie. Il est aberrant de constater que 40 ans après la décriminalisation partielle de l'homosexualité (bill omnibus, mai 1969), pratiquement aucune mesure significative n'a été adoptée pour combattre l'homophobie au Québec. Voilà ce qu'une politique nationale de lutte contre l'homophobie pourrait corriger!

Une telle politique pourrait éviter que les vies de milliers de jeunes ne soient brisées à force de se faire traiter de « grosse lesbienne », de « maudite tapette » ou de « fif ». Il suffit trop souvent qu'un enfant soit un peu différent, qu'il n'entre pas dans les normes du supposé « vrai homme » ou de la supposée « vraie femme » pour qu'il ou elle soit ostracisé. Il est temps que ça cesse. Qu'est-ce que le gouvernement attend pour agir ?

 

 



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