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cela change et plus c'est pareil, dit-on souvent. Chose certaine, du
côté des libéraux fédéraux, c'est plus que jamais le cas.
Dimanche, leur chef, Michael Ignatieff, lançait un appel au Québec pour que nous cessions de bouder son parti et qu'on se mette plutôt à l'aider à se défaire des Conservateurs de Stephen Harper. Cela se passait à Laval, alors que l'aile québécoise du Parti libéral du Canada tenait ses premières assises depuis l'arrivée de leur nouveau chef.
Mais dès le lendemain, le critique des finances au Parti libéral du Canada, John McCallum, annonçait, à partir d'Ottawa, que la députation libérale allait sous peu voter, une fois de plus, avec ... les Conservateurs, ce qui permettra finalement à ces derniers de demeurer au pouvoir. Encore et encore.
Ce nouveau vote portera cette fois sur le fameux plan de relance économique des Conservateurs. Un plan évalué à près de 3 milliards de dollars et qui est très largement décrié par tous les autres partis d'opposition à Ottawa. De la manière dont ce plan est ficelé, il peut facilement ouvrir la porte la porte à tous les excès en matière de patronage. Cela fera également en sorte qu'il sera très difficile de s'assurer d'un minimum de transparence au niveau de l'octroi de fonds.
Pendant ce temps, le projet de refonte du programme d'assurance chômage continue à être relégué aux oubliettes. Concrètement, et à cause de cela, cela veut aussi dire que les chômeurs devront encore attendre avant de pouvoir bénéficier d'une bonification de leurs prestations...
Un des thèmes soustendant la tenue cette année, au Québec, des traditionnelles manifestations du 1er Mai, organisées par les grandes centrales syndicales, porteront justement sur l'importance de cette fameuse réforme du programme d'assurance chômage.
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