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À la fin du conseil général du Parti libéral du Québec, tenu à Montréal du 14 au 16 septembre 2007, le premier ministre Jean Charest disait: « Si on veut avoir plus de monde au Québec, il nous faut une économie qui roule. On a besoin de plus de bras et de plus de cerveaux pour que le Québec puisse atteindre son plein potentiel économique ».
C'était une manière pour lui de se présenter en même temps comme le nouveau champion de la tolérance, dans un contexte où le débat autour des fameux "accommodements raisonnables" prend bien de la place. Mais ne pourrions-nous pas nous poser la vraie question, plutôt que de traiter du sexe des anges ?
Comment pouvons-nous en effet accroître la main d'oeuvre qualifiée au Québec alors que ce même gouvernement s'évertue à transformer les bourses des étudiants en prêts (avec des intérêts, il va sans dire) ? Comment pouvons-nous accroître la main d'oeuvre qualifiée au Québec alors que le dégel des frais de scolarités a été amorcé à la fin de la session parlementaire précédente ?
Comment pouvons-nous accroître la main d'oeuvre qualifiée au Québec alors que diverses taxes déguisées ont été rajoutées par les libéraux provinciaux de Charest, alors que de l'autre côté, ils ont réduit les impôts d'une classe sociale déjà aisée et qui n'avait pas besoin de telles mesures pour vivre décemment ?
Voilà bien une contradiction du capitalisme et du libéralisme alors que la société est composée d'humains, et non de machines.
Pourquoi ne pourrait-on pas en même temps concevoir des programmes sociaux pour aider les familles qui veulent concevoir un ou plusieurs enfant-s ? À se fier aux discours alarmistes de libéraux et autres serviteurs du Capital, nous n'aurions pas assez d'argent pour nous payer de tels programmes. À en croire les libéraux, la seule manière d'accroître collectivement nos richesses serait au travers de l'immigration.
Mais rarement remet-on en question la manière dont cette richesse que nous produisons déjà, ici même, est redistribuée, ou pour être plus précis, est accaparée pour l'essentiel par une petite minorité et/ou gaspillée socialement. Si on commençait à penser autrement, et à regarder comment les choses pourrait se faire d'une autre manière, alors peut-être qu'on découvrirait en même temps que nous sommes en fait beaucoup plus riches, collectivement, qu'on voudrait nous faire croire.
(*) Jocelyn Parent est un militant de Québec solidaire dans les Laurentides
et est également, depuis peu, un membre suppléant au Comité Central du PCQ.
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