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Par André Parizeau
Rappelons nous toute l'époque du déficit zéro.
Ce n'était pas une idée des libéraux mais bien du PQ. Rappelons-nous
également les nombreuses prises de positions en faveur du libre-échange et
d'un rapprochement avec les États-Unis. Il n'y avait pas que les
libéraux qui appuyaient en 2001 le projet, aujourd'hui défunt, de la ZLÉA;
il y avait également Bernard Landry, celui-là même qui aida André Boisclair
à prendre la relève à la tête du PQ; aujourd'hui Bernard Landry regrette
peut-être son geste mais cela ne change pas la réalité des faits.
Avec ce slogan pour "reconstruire le Québec",
le PQ essaie peut-être un peu trop grossièrement de mettre en sourdine son
option souverainiste. Il s'imagine sans doute en même temps que nous
aurons la mémoire courte. Qui plus est, il n'offre pas non plus grand
chose de nouveau pour faire face aux problèmes d'aujourd'hui. Le fait
qu'il est en même temps changer une partie de ses couleurs sur son logo,
pour faire plus écologique, laisse songeur. Cette tendance semble de
plus en plus à la mode par les temps qui courent ...
Dans le fonds, le PQ essaie encore une fois
d'endormir tout le monde avec quelques mots ronflants et quelques tours de
"marketing". Sans plus.
25 février 2007 Comparez les positions de Québec solidaire face au
problème de la dette avec celles des autres partis,
y compris du PQ, et vous verrez ... Un autre regard sur le problème de la dette : le mémoire soumis par Québec solidaire à ce propos Pour consulter l'ensemble des engagements électoraux de Québec solidaire
Chef du PCQ
Avec son slogan "Reconstruisons notre Québec", le PQ est peut-être en
train de se tirer dans le pied. Avant l'arrivée au pouvoir de Charest,
c'était le PQ qui était au pouvoir et ils avaient déjà commencé à
déconstruire le Québec. Certes, les libéraux ont mis les bouchées
doubles, une fois au pouvoir. Mais cela n'enlève rien à la propre
responsabilité du PQ dans les problèmes d'aujourd'hui.
Est-ce que ce n'était pas justement François Legault, un ancien ministre
péquiste, aujourd'hui fervent supporteur d'André Boisclair, qui affirmait
encore récemment sur les ondes de Radio-Canada que nous n'avions plus les
moyens de nous payer tous les programmes sociaux bâtis au fil des années ?
Si seulement le PQ avait accepté d'aller de l'avant avec le projet de
nationalisation de l'éolien, comme son propre Conseil national en avait
décidé plus tôt, l'automne dernier. Même pas...
Il est vraiment malheureux de voir comment ce parti, de plus en plus à la
remorque des événements, peut continuer à monopoliser autant de place, en
partie à cause de l'attachement des Québécois et des Québécoises pour le
projet de souveraineté -- ce qui en soi est tout à fait louable --, mais
aussi à cause des effets pervers de notre loi électorale. Un reliquat
du système britannique qui s'appuie sur le fait qu'il ne devrait y avoir que
deux partis (bipartisme).
D'où l'importance de ces élections pour permettre à une nouvelle alternative
plus à gauche d'émerger : Québec solidaire. À nous tous et toutes
d'aider à ce que cela se réalise.
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