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Autres hyperliens à consulter :
  • - le président de la Bolivie, Evo Morales.

  • Avez-vous déjà lu le . C'était en 2006 et, déjà, la situation était critique ...


Par André Parizeau,
Porte parole du PCQ

Le capitalisme, c'est aussi cela : chaque jour qui passe, il y a encore 25 000 personnes qui meurt à cause de la famine qui sévit toujours dans le monde.  25 000 personnes par jour !!!  Hommes, femmes et enfants.

Du côté des enfants, c'est plus de la moitié de ce nombre.  Un enfant meurt en effet de la faim ou de ses conséquences, quelque part dans le monde, à toutes les six secondes.  En bout de ligne, cela fait près de 14 000 enfants qui meurent ainsi à chaque jour !

Tous ces chiffres viennent, en passant, de l'ONU.

Cliquez ici pour consulter le rapport de 2006 de l'UNICEF, portant sur la situation des enfants dans le monde ...Entre temps, le nombre de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour devrait d'autre part atteindre, d'ici la fin de cette année, un total de 1,184 milliard.  C'est  moins que l’estimation de 1,375 milliard pour 2005, mais cela reste malgré un chiffre qui devrait tous et toutes nous amener à nous questionner par rapport à ce fameux "plus meilleur système" que serait le système capitaliste, ainsi que sur toutes ces supposées avancées de ce système, en matière de progrès social et de protection des droits des citoyens.

Pour sûr, ici même, la pauvreté n'est pas du même niveau que ce qu'on peut trouver ailleurs.  Encore que la pauvreté et la faim, qui existe aussi, chez nous, est peut-être plus insidieuse, car plus cachée.  C'est comme si elle n'existait pas vraiment.  Pourtant, elle existe bel et bien et elle a plutôt tendance à s'étendre par les temps qui courent.  D'une manière ou d'une autre, cela ne saurait servir d'excuse pour ce qui est une véritable hécatombe, sans réelle comparaison d'aucune sorte, d'autant que cela se produit à tous les jours.  Sans exception....

On aura beau nous rabâcher les oreilles avec tous les problèmes vécus dans les pays socialistes jusqu'à présent -- et problèmes il y a eu, c'est sûr (quels systèmes n'a pas eu de toutes manière des ratés et nombres de difficultés et d'erreurs souvent tragiques quand est venu le temps d'essayer de bâtir de quoi de nouveau à partir de l'ancien ?) -- cela ne pourra jamais nous faire oublier le fait que le capitalisme ne représente finalement le progrès que pour une minorité d'individus et que cela se fait en même temps au prix d'une tendance constante à toujours vouloir rabaisser sur les plans social, économique, culturel et environnemental la très grande majorité des autres.  Et il n'y a aussi que la résistance au quotidien des peuples pour empêcher que la situation ne devienne encore pire...

Un système qui est capable d'accoucher des plus grandes trouvailles technologiques, qui est aussi capable de débloquer en quelque semaines des centaines de milliards de dollars, juste pour sauver l'avenir du système bancaire, et qui n'est pas capable de trouver une fois pour toute une solution au problème de la faim dans le monde, y compris ici même, chez nous, n'est pas un système qui mérite de survivre.  D'autant que les solutions au problème de la faim dans le monde existent.  À nous d'oeuvrer finalement pour apporter, chacun à notre manière, chacun dans nos pays respectifs, une contribution pour qu'un nouveau système vienne effectivement au jour pour faire table rase de tout cela.  C'est dans tous les cas l'objectif que nous nous donnons au PCQ.

À ce titre, j'inviterais nos lecteurs et lectrices à consulter ou à reconsulter, selon le cas, ce que Evo Morales déclarait il n'y a pas si longtemps encore, par rapport à toute la question de l'avenir de l'agriculture dans le monde.  Un raccourci dans la colonne de gauche de cette page a d'ailleurs été mis pour cela.

Tout dernièrement également, le rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation sonnait l'alarme.  Nos confrères du journal communiste l'Humanité en profitait alors pour faire avec lui une entrevue également très intéressante et pour laquelle nous avons également ajouté sur cette page un raccourci.

Un dernier point : si aucune mesure n’est prise maintenant, cela pourrait signifier 1,4 à 2,8 millions de décès infantiles de plus d’ici à 2015, souligne en même temps les autorités de l'ONU. Par ailleurs, le PAM (programme alimentaire mondial) montre que la vaste majorité des sous-alimentés dans le monde, un total de 907 millions, vivent dans les pays en développement : 583 millions en Asie, 236 millions en Afrique subsaharienne, 51 millions en Amérique latine et dans les Caraïbes et 15 millions au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.