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"Jusqu'où devrions- nous aller dans les compromis ?..."  soulignait le jour même de la publication de la décision de la Cour suprême, le président de la CSQ, Réjean Parent.  "Depuis des années, la primauté du fait français au Québec est mise en danger par les multiples attaques à la Charte de la langue française. Il faut que cette situation cesse".

« Il est totalement inadmissible qu’on permette à des individus de se payer des privilèges pour contourner une loi qui a été votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale et qui protège la culture collective des Québécoises et des Québécois », affirmait de son côté la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau.

Ce jugement "témoigne d’une profonde méconnaissance au Canada anglais de la nature même de la nation québécoise", de dire pour sa part René Roy, secrétaire général de la FTQ.  « Alors que nous redoublons d’efforts depuis des années pour la francisation des milieux de travail, nous n’accepterons pas que ces efforts soient sapés à la base par des passe-passe permettant aux non-anglophones et futurs travailleurs de choisir l’anglais dans une société majoritairement francophone », a-t-il rajouté.

Mario Beaulieu, le président de la Société St-Jean Baptiste de Montréal ...Mario Beaulieu, président de la Société St Jean-Baptiste de Montréal, ne mâchait pas non plus ses mots.  « C’est révoltant de voir que l’avenir du français est soumis aux instances fédérales, surtout que la Cour suprême est comme la tour de Pise : elle penche toujours du même côté ».

Ce dernier insiste en même temps sur l'importance de reprendre le combat pour renforcer la loi, notamment au niveau de son utilisation dans le réseau d'éducation, y compris au niveau CEGEP et universitaire, nonobstant ce que la Cour suprême peut dire ou faire.

« Ce jugement est un manque total de respect envers les Québécois. Il confirme le démantèlement des lois linguistiques québécoises au nom d’une constitution que nous n’avons même pas signée. La Cour suprême du Canada se prononce : ceux qui en ont les moyens peuvent contourner les lois du Québec », a affirmé Chantale Trottier du mouvement national des Québécoises et des Québécois.

« Le gouvernement Charest a le devoir de trouver les moyens législatifs ou juridiques pour colmater cette brèche ouverte. La primauté du français au Québec n'est pas négociable, n'en déplaise à la Cour suprême ».  Ainsi s'exprimait, pour sa part la porte-parole et présidente de Québec solidaire, Françoise David.

Le PQ a déposé pour sa part une motion spéciale devant l'Assemblée nationale demandant une condamnation unanime par cette instance de ce jugement.

 

 



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