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www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ) Dernière mise à jour : |
Le porte parole du PCQ, André Parizeau, a profité de son passage hier, le 22 octobre, dans le cadre des soirées Ludger Duvernay, qui se tiennent régulièrement dans les locaux de la Société St-Jean baptiste de Montréal, pour dévoiler certains détails de ce qui sera discuté lors de notre prochain congrès, en décembre, notamment en ce qui a trait à notre vision de comment réaliser l'indépendance du Québec.
Après une brève présentation de notre camarade, par le président de la Société St-Jean Baptiste, Mario Beaulieu, de larges extraits du document de travail, qui sera soumis à un vote lors de ce congrès, furent lus et commentés. S'en suivit une période de questions, puis une discussion par plus petits groupes. Un peu plus de vingt cinq personnes étaient présents. Cela se passait le jour même où la Cour suprême du Canada rendait son jugement.
Ce fameux document de travail commence comme suit :
La première condition nécessaire à l’émergence du socialisme en sol québécois est l’accession à l’indépendance nationale. Rapidement après son élection, un gouvernement de coalition, dont ferait partie le PCQ, devrait déclarer unilatéralement l’indépendance du Québec vis-à-vis de la fédération canadienne et de la couronne britannique. Cela sous entendrait, au préalable, que l’Assemblée nationale ait adopté une constitution, laquelle aurait déjà été bien exposée à la population québécoise durant la campagne électorale.
Cette constitution n’aurait un caractère que temporaire, le temps qu’on puisse effectivement accéder à l’indépendance, et que le gouvernement ait également eu le temps de mettre en place et de consolider les différentes bases du nouveau pouvoir populaire.
Ce gouvernement aurait, par la suite, l’obligation d’enclencher une vaste consultation auprès de la population, afin de récolter toutes les suggestions visant à peaufiner et bonifier cette constitution. Advenant que notre système électoral n’aurait pas encore été modifié afin d’y inclure les règles de la proportionnelle, un nouveau projet de loi serait également présenté à l’Assemblée nationale, de manière à réaliser cette réforme depuis si longtemps réclamée. Une élection aurait ensuite lieu de manière à élire les membres d’une Assemblée constituante dont le mandat serait alors de reprendre le contenu de la Constitution temporaire, déjà adoptée par l’Assemblée nationale, de regrouper toutes les suggestions faites précédemment, lors du processus de consultation populaire, d’en faire un tri et de rédiger un projet de Constitution complète pour un Québec indépendant. Celui-ci serait ensuite soumis à la population du Québec, via un référendum, pour fins d’approbation.
La grande majorité des membres de cette Assemblée constituante serait élue sur une base géographique (de régions), à partir de listes fournies par les différents partis politiques. Dans le but d’éviter que cette Assemblée finisse par se polariser autour des seules lignes partisanes, un certain nombre de sièges, lesquels ne devraient pas dépasser les 20%, seraient d’autre part réservés aux différents organismes composant la société civile; ceux-ci pourront, au besoin, faire front commun, et devront présenter leur propres listes de candidats et de candidates, établies sur un plan national.
Cette Assemblée constituante devrait également revoir l’actuelle Charte des droits et des libertés de manière à en faire tous les ajouts et modifications qui s’imposeraient afin de la rendre encore meilleure et plus complète.
Par la suite, ce document travaille élabore également un certain nombre de positions en ce qui a trait, notamment : a) à la démarche pour se libérer de l'emprise économique (qui continuera encore, même après une déclaration unilatérale d'indépendance) et qu'exerce déjà et toujours le reste du Canada, de même que les États-Unis, sur notre société, b), l'importance de diversifier nos relations, notamment avec les pays d'Amérique Latine, c) les négociations qui devront forcément avoir lieu avec le Canada, par rapport aux questions de partage des biens et dettes, y inclus la fameuse question d'une éventuelle association, d) la question de nos rapports avec les peuples autochtones et Inuit, lesquels devront forcément aussi être revus et renégociés avec ces peuples.
Lors des discussions qui suivirent la présentation d'André Parizeau, différentes suggestions furent amenées par les gens dans la salle. Notamment le fait que l'une, sinon la toute première mesure à prendre par un gouvernement souverainiste, devrait être d'affirmer encore plus clairement que cela ait pu l'être jusqu'à présent dans la législation québécoise, et ce pour toute la durée allant jusqu'à la déclaration effective d'indépendance, la claire prédominance des lois québécoises sur toute la législation canadienne. Pour l'intervenant, à l'origine de cette suggestion, cela irait en même temps dans le même sens que ce que le PCQ avance déjà. La mesure ne fait pas, pour le moment, partie du document soumis aux membres du PCQ, sauf que le porte parole du PCQ s'est du même coup engagé à en prendre bonne note pour la suite des discussions qui devront encore avoir lieu au sein du parti.
Parmi les questions soulevées, il y avait également celle-ci : est-ce que le gouvernement de coalition, dont il est question dans le texte, pourrait aller jusqu'à inclure l'ensemble des formations souverainistes, y compris le PQ, tout au moins jusqu'à que le processus d'accession à l'indépendance, soit bien enclenché ? La question reste ouverte.
En fin de soirée, le porte parole du PCQ a finalement tenu à remercier les représentants de la Société St-Jean Baptiste pour avoir bien voulu l'inviter à venir partager nos idées, quant aux débats qui ont actuellement cours dans notre parti. Il a en même temps souhaité que ce genre d'exercice puisse éventuellement se répéter car c'est en se parlant de la sorte qu'on peut du même coup aider à faire tomber certaines idées préconçues, en même temps qu'aider à la réflexion et aussi aider à faire avancer la cause de l'indépendance et du progrès social.
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Attention : Toute la soirée était filmé; nous devrions donc, sous peu, être capable de mettre en ligne des extraits vidéo de cette conférence. Nous prévoyons en même temps pouvoir mettre très bientôt sur ce site Internet le fameux document de travail. Cela devrait se faire en même temps que nous mettrons aussi en ligne une version améliorée de notre interface graphique. Tout cela s'en vient... |
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Sujets reliés et adresses utiles :
Cliquez ici également pour
visionner des extraits vidéo d'une récente conférence
organisée à Montréal sur le thème de la protection de la
langue française; c'était organisé par le Mouvement
Montréal Français, la Société St Jean-Baptiste, et le SPQ
libre :
◊ Première partie de
l'assemblée;
◊ Deuxième partie de
l'assemblée.
Pour consulter le reste de notre dossier par rapport au combat pour l'indépendance du Québe