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Même
après qu'il eut été rendu public que le Canada savait que le traitement
infligé à Omar Khadr, à la prison de Guantanamo, violait ses droits, et que
celui-ci avait été victime de tortures malgré son très jeune âge, le premier
ministre canadien Stephen Harper se refuse toujours à intervenir, prétextant
qu'il n'y a pas « une vraie alternative à ce processus ».
De manière à augmenter la pression sur le gouvernement canadien, les avocats du jeune Omar Khadr, ont finalement rendu publique, avec l'autorisation des cours canadiennes, certaines vidéos prises lors d'interrogatoires menées par le SCRS auprès d'Omar Khadr; ces interrogatoires furent conduits à la prison même de Guantanamo et parlent d'eux-mêmes. Cliquez ici pour en visionner des extraits.
Il n'avait alors que 15 ans...
De tous les pays occidentaux, le
Canada est le seul à ne pas avoir encore rapatrié ses citoyens détenus à
Guantanamo. Ce ne serait pas compliqué à faire car Omar Khadr est en
fait le seul Canadien là-bas.
Lors de son arrestation en 2002, Omar Khadr n'avait que 15 ans. Le jeune homme a maintenant passé plus du quart de sa vie dans la prison de Guantanamo.
***
Finalement et pour fins de référence, nous reproduisons ci joint la définition donnée au mot torture selon la Convention des Nations Unies :
Aux fins de la présente Convention, le
terme « torture » désigne tout acte par lequel une douleur ou des
souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement
infligées à une personne aux fins notamment d'obtenir d'elle ou d'une
tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d'un acte
qu'elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d'avoir commis,
de l'intimider ou de faire pression sur elle ou d'intimider ou de faire
pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une
forme de discrimination quelle qu'elle soit, lorsqu'une telle douleur ou
de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique
ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou
avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s'étend pas à la
douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes,
inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles.
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Sujets reliés :
Cliquez ici pour obtenir une transcription du procès verbal des
interrogatoires effectués par le SCRS auprès d'Omar Khadr et qui furent rendus public des suites d'une décision de la cour
(disponible seulement en anglais, malheureusement; format PDF)
Vous pouvez cliquer ici pour télécharger une
pétition qui circule depuis déjà un certain temps afin d'obtenir le
rapatriement d'Omar Khadr. Cette pétition est endossée par un
très large éventail d'organismes oeuvrant au Québec, dont la CSN, la FIIQ, la FFQ, la Ligue des droits et libertés, le
réseau Alternatives, l’Association québécoise des organismes de
coopération internationale (AQOCI), ainsi que le Bloc Québécois qui est avait eu au départ l'idée de la pétition.
Note: Vous pouvez également vous rendre sur le site Internet d'Amnistie
Internationale pour envoyer au bureau du Premier ministre un courriel
demandant également le rapatriement d'Omar Khadr. Cliquez ici pour accéder à la
page à partir de laquelle vous pouvez envoyer ce courriel.