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www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ) Dernière mise à jour : |
Par le Comité exécutif
Central du PCQ
Émis une première fois le mardi le 2 décembre 2008
et remis à jour, suite à la décision des Conservateurs de mettre la clef
dans le Parlement
Lundi le 8 décembre prochain, soit le même jour où nous, au Québec, nous irons aux urnes pour élire nos députés à l'Assemblée nationale, le gouvernement de Stephen Harper aurait normalement dû tomber à Ottawa. Mais cela ne se produira pas. En tous les cas, pas tout de suite.
Dans un geste tout à fait anti-démocratique, Stephen Harper a finalement forcé la prorogation du Parlement jusqu'à la fin janvier. Et la gouverneur générale du Canada, Michaelle Jean, qui aurait pu pour une fois montrer que son salaire et son poste n'étaient pas complètement inutiles, a acquiescé. Harper gagne du temps ... mais la crise politique qui sévit à Ottawa, n'en est pas moins très sévère.
Si les Conservateurs devaient effectivement finir par se faire montrer la porte, cela serait au départ une excellente nouvelle parce que cela signifierait du même coup que toutes les mesures particulièrement rétrogrades et réactionnaires, prévues et annoncées dans l'énoncé économique du gouvernement Harper, de même que lors du dernier discours du Trône, tomberaient automatiquement à l'eau. Ce qui n'est pas rien. Cela dit, il reste à voir si les contradictions internes au sein du Parti libéral du Canada ne finiront pas par avoir le dessus sur le projet de coalition des différents partis d'opposition au fédéral. Du côté de Stephen Harper, c'est en tous les cas ce que ce dernier espère.
Rappelons que les fameuses mesures, prônées par les Conservateurs de Stephen Harper et qui sont en même temps au coeur de la crise actuelle, à Ottawa, incluaient entre autres choses : près de 6 milliards de coupures dans les programmes du gouvernement fédéral (alors qu'à peu près tous les gouvernements de la planète augmentent actuellement leurs dépenses, Harper voudrait lui réduire encore plus celles-ci), la suspension du droit de grève pour les employés de ce gouvernement, une attaque frontale dans le dossier de l'équité salariale, en plus de ne rien prévoir de particulier pour aider à mieux protéger les emplois d'ici et qui sont actuellement menacés par la crise internationale. Finalement ces mesures impliquaient également de couper tous les subsides aux partis d'opposition, au niveau fédéral. On parlait également de revoir tout le découpage de la carte électorale au Canada, de manière à plus favoriser l'Ouest, au détriment du Québec, etc, etc.
C'était une "véritable
déclaration de guerre", de dire le président de la FTQ, Michel Arsenault.
La plupart des autres mouvements sociaux au Québec disaient la même chose.
Cela n'avait juste pas de sens.
Des gains non négligeables
De ce qui serait ressorti jusqu'ici des négociations entre d'une part les libéraux fédéraux et le NPD, de même qu'avec le Bloc Québécois, en vue de la constitution de ce nouveau gouvernement de coalition, non seulement tout cela serait mis sur la glace, mais il semble d'autre part que ce futur gouvernement fédéral pourrait aussi, et de surcroît, faire marche arrière dans plusieurs autres dossiers, notamment :
En matière d'assurance-chômage; et après longtemps multiplié les coupures au niveau de ce programme, ce dernier serait cette fois bonifié, notamment en ce qui a trait aux semaines de carence;
On recommencerait également à financer la construction de logements sociaux;
On rétablirait également les subventions à la culture;
Finalement, on serait beaucoup plus sévère pour ce qui est des émissions de gaz à effets de serre; par contre, l'idée d'une taxe au carbone (tel que le prônaient les libéraux fédéraux ne seraient plus à l'ordre du jour).
Sur une note plus négative, il faut en même temps souligner que les différents cadeaux fiscaux déjà promis par les Conservateurs à la grande entreprise et aux banques seraient de leur côté aussi maintenus.
L'attention est telle
autour de tout cela que cela pourrait signifier, que cela est en train
d'éclipser pour une bonne part les élections québécoises, également prévues
pour le 8 décembre, soit dans moins d'une semaine.
Jean Charest aimerait bien tirer profit de cette situation mais ...
Jean Charest aimerait bien tirer profit de cette situation. Sans vouloir vraiment prendre ouvertement position dans tout le débat des derniers jours (Jean Charest est prudent), il est cependant intéressant de noter à quel point celui-ci trouvait qu'il y avait quand même plusieurs points intéressants dans le programme des Conservateurs, y compris au niveau de son énoncé de politiques économiques (sic...).
Il ne va pas jusqu'à dénoncer la démarche des trois grand partis fédéraux d'opposition, comme le fait Mario Dumont. N'empêche qu'il revient quand même sur le fait que les gouvernements minoritaires ne sont en général pas très bons (toujours selon lui). Aussi en profite-t-il pour déclarer à tous vents que tout cela démontrerait la justesse de sa propre décision de déclencher des élections et que cela réaffirmerait du même coup l'importance d'avoir ici même un gouvernement majoritaire ... sous sa propre gouverne bien sûr.
À vouloir absolument faire un parallèle entre ce qui est en train de se passer sur la scène fédérale et ce que nous vivons sur la scène politique plus proprement québécoise, il faudrait tout au contraire souhaiter que le portrait politique québécois soit beaucoup plus diversifié, qu'il n'y ait justement pas de gouvernement majoritaire des libéraux et que le portrait politique à l'Assemblée nationale devrait aussi être beaucoup moins polarisé entre uniquement les libéraux provinciaux d'une part et le PQ d'autre part.
Mais pour cela, il faudrait
aussi qu'un parti comme Québec solidaire soit beaucoup plus fort et surtout
bien représenté à l'Assemblée nationale. Ce qui n'est pas encore le cas.
D'où l'importance d'appuyer Québec solidaire et aussi d'aller voter le 8
décembre de manière à ce que cela se traduise effectivement pour ce parti
par une percée notable.
Une situation qui a certes ses avantages mais qui aura également et forcément aussi ses limites
Dès l'annonce que ce nouveau gouvernement de coalition pourrait voir le jour à Ottawa, un très grand nombre de groupes et de mouvements, y compris Québec solidaire, ont assez rapidement annoncé être plutôt satisfait de la tournure des événements. Au moins à ce niveau-là. La direction du PCQ pense également qu'il s'agit d'un développement qui pourrait s'avérer utiles pour l'ensemble des travailleurs et des travailleuses, ainsi que pour tous ceux et celles qui sont le plus souvent laissés pour compte dans notre société.
Du même souffle, nous tenons en même temps à préciser qu'il ne faudrait pas pour autant se laisser bercer d'illusions quant à la portée véritable et à plus long terme qu'un tel développement pourrait avoir.
Pour le moment, les concessions obtenues à travers tout cela sont ce qui semblent ressortir le plus. Il faut en même temps noter que rien n'est encore complètement joué au niveau de la formation effective d'un tel gouvernement. À supposé qu'il devait effectivement se mettre sur pied, il faudra en même temps garder un oeil attentif par rapport à ce qui sera véritablement fait au niveau de toutes ces promesses, et jusqu'où tout cela ira aussi.
Il faut d'autre part se rappeler que les libéraux fédéraux, ceux-là mêmes qui dirigeront de fait cet éventuel gouvernement de coalition sont eux-mêmes un parti de droite et que Stéphane Dion (celui qui deviendrait alors premier ministre, au moins jusqu'au printemps prochain) n'a rien non plus d'un enfant de coeur. On se rappellera aussi qu'il est celui-là même qui fut aussi à l'origine de la fameuse loi sur la clarté référendaire.
Plus d'une fois les
Québécois et les Québécoises, surtout les travailleurs et les travailleuses,
de mêmes que les sans emplois et tout ceux et celles qui sont finalement au
bas de l'échelle sociale, ont eu à souffrir de leurs politiques, alors que
ces mêmes libéraux étaient eux-mêmes au pouvoir. Il faudra en même temps
voir ce que le NPD pourra lui-même arracher d'une telle alliance, ce qu'il
sera lui-même prêt à faire, et jusqu'où tout cela nous mènera. Il en
va de même du Bloc.
Une crise politique qui n'est pas non plus sur le bord de se régler à Ottawa juste parce que les Conservateurs ne seraient plus au pouvoir...
Les plus récents événements sur la scène fédérale sont pour nous le reflet d'une crise majeure qui gangrène la politique "canadian" depuis déjà un bon bout de temps . Il s'agit en même temps d'une crise qui ne serait pas sur le point de se résorber. Bien au contraire.
Une partie du problème découle du très net affaiblissement du Parti libéral du Canada qui, faut-il le rappeler, a dominé la scène fédérale, à Ottawa, la majeure partie du temps depuis la création au départ du Canada comme entité politique. Cet affaiblissement du Parti libéral est très clair au Québec, mais aussi dans l'Ouest, de même ... qu'en Ontario de plus en plus.
Au sortir des dernières élections, les Conservateurs paraissaient pavoiser, tout en disant que leur incapacité plutôt chronique à percer au Québec n'avait plus vraiment d'importance puisqu'ils n'avaient plus besoin du Québec pour s'imposer. Sauf que leurs avancées ne sont pas vraiment encore très solides en Ontario (sans parler des plumes qu'ils ont perdu dans les Maritimes) et que leur attitude ultra-provocatrice pourrait bien finir par jouer contre eux, y compris au niveau de l'électorat qu'ils courtisent.
Un autre point mérite en même temps d'être
souligné à propos des Conservateurs. Ils ont beau "flirté" avec une
majorité absolue de sièges au parlement fédéral mais la réalité sur le
terrain est bien différentes puisque plus de 60% de la population a en fait
voté contre les Conservateurs lors des dernières élections. N'aurait été du
système électoral qui est le notre et qui n'a rien de proportionnel (faut-il
encore le rappeler), les Conservateurs auraient eu pas mal moins de sièges.
À propos du NPD
La situation, du côté du NPD, n'est guère plus encourageante. Rarement la situation aura été plus profitable pour ce parti que lors des dernières élections. Pourtant, c'est comme s'ils n'arrivent pas à percer. Au Québec, cela n'est pas vraiment surprenant (notamment à cause de leur position assez centralisatrice face à la question nationale); en Ontario, de même qu'en Colombie-Britannique, là où ils ont déjà été beaucoup plus forts, leur faiblesse devrait faire sonner des cloches.
L'attitude de la gauche plus radicale, au Canada anglais, par rapport justement au NPD, est en même temps assez contradictoire. Depuis des années, on assiste à une montée des critiques en provenance des milieux plus à gauche, vis à vis de ce parti. Quand vient par contre le temps des élections, toutes ces critiques finissent généralement par s'estomper au profit encore une fois d'un appui vis à vis de ce parti. C'est comme si, cette même gauche n'arrivait pas à faire arrimer son discours politique avec ses mots d'ordre lors des élections.
Il y a bien certaines franges de cette gauche,
au Canada anglais, qui finissent à chaque fois par se présenter lors de ces
élections, tel le PCC ou le PCC(ml), mais leur influence est si marginale
que cela n'a finalement pas vraiment d'impact.
Et puis, il y a aussi le Bloc ...
Et puis, il y a, ici au Québec, le Bloc. Au fil des années, le Bloc s'est imposé, sur la scène fédérale au Québec, comme étant une force incontournable. Encore aujourd'hui, il détient toujours les 2/3 de tous sièges en provenance du Québec, alors qu'on le disait quasiment mort au début de la dernière campagne électorale, en septembre dernier. Une telle présence du Bloc demeure sans contexte une source de bien des maux de tête pour la gente politique au Canada anglais, par rapport à l'approche à prendre face à celui-ci.
Le Bloc représente en soi une certaine anomalie. En cherchant toujours à faire la promotion, au Québec, d'une grande alliance gauche-droite, le Bloc aurait normalement dû subir les contrecoups de toutes les contradictions qui vont avec la recherche d'une telle stratégie. On n'a qu'à voir le PQ pour s'en convaincre. Une telle stratégie n'est pas la notre. Force nous est de constater en même temps que le Bloc continue toujours à avoir une influence majeure en utilisant justement une telle stratégie.
Une partie de la force du Bloc découle de la faiblesse des autres partis et, surtout, de leur tendance chronique à ne pas comprendre la réalité du Québec. Cela découle également, et jusqu'à un certain point, du fait que les Québécois et les Québécoises ne réagissent pas forcément de la même manière lorsqu'il s'agit de voter au fédéral versus lorsqu'il s'agit plutôt de faire de la politique sur la scène proprement québécoise.
Le PQ a toujours rêvé (surtout ces dernières années) de réussir ici à faire aussi bien que le Bloc fait à Ottawa, sans cependant jamais vraiment y arriver. En tous les cas, pas depuis la fin des années 80.
Parlant justement du PQ, il est intéressant de noter le fait que malgré toute la place prise par le Bloc sur la scène fédérale et qui, rappelons-le une fois de plus, découlent entre autres choses d'un contexte et d'une dynamique qui ne peut s'exporter aussi facilement sur la scène proprement québécoise, le PQ a plutôt tendance à accumuler les problèmes. Cela tendrait, en ce sens, à renforcer ce que nous disons justement par rapport aux fameuses alliances gauche-droite.
Nous-mêmes, lors des dernières élections, avions appelés nos membres, amiEs, sympathisants et sympathisantes à voter, selon les circonstances, dans chaque circonscription, soient pour des candidats et des candidates du NPD, soient pour des candidats et des candidates du Bloc. Il reste qu'un tel appui ne saurait autre chose qu'un soutien circonstanciel et que le Bloc ne pourra jamais représenter une véritable amorce de changement. Pas plus d'ailleurs que le PQ peut désormais espérer le présenter et agir comme s'il était LA force de changement au Québec. Dans les faits, c'est plutôt le contraire.
Tout cela met du même souffle en relief
l'importance qu'il y aurait à encourager une meilleure coopération des
forces de gauche, entre le Canada anglais et le Québec. Il reste en
même temps à voir comment cela pourrait aussi se concrétiser et jusqu'où
cela devrait aussi aller.
À quoi faut-il donc s'attendre pour le futur, du côté d'Ottawa ?
De ce point de vue, en tenant compte de tout le contexte qui prévaut sur la scène fédérale, et sans vouloir d'aucune manière encenser le Bloc Québécois, il nous semble que les plus récents événements en provenance d'Ottawa viennent confirmer l'utilité qu'il y avait à prendre la position que nous avons eu en septembre dernier, dans le cadre des dernières élections fédérales.
Il nous semble également que le Bloc québécois fait finalement très bien de garder en même temps une certaine distance face aux libéraux et au NPD, tout en affirmant qu'ils verront au mérite. Sans vouloir encenser le Bloc (loin s'en faut), celui-ci a toutes les chances de voler pour une large part la vedette aux autres. Dans les faits, c'est le Bloc qui risque de se retrouver avec le gros bout du bâton (puisqu'il aura alors la balance du pouvoir). Ce serait de surcroît, et compte tenu justement de la situation actuelle, tout un développement. Cela aura surtout, et en même temps (si jamais ce gouvernement devient effectivement réalité), l'avantage d'éviter de donner un trop gros chèque en blanc aux libéraux fédéraux de même qu'au NPD.
À terme, il serait très certainement utile que
l'ensemble des forces de gauche au Québec reviennent en même temps sur ce
qui devrait être la meilleure approche à suivre dans le futur, par rapport à
la scène fédérale et développe une approche plus axée sur le long terme.
D'autant que, et comme nous le disions plus haut, la réalité de la politique
fédérale fait en sorte qu'on ne devrait pas trop de se faire d'illusions par
rapport à ce qui risque de se passer du côté d'Ottawa.
... et puis, il y a aussi tout ce qui est en train de se produire sur la scène québécoise et qui devrait surtout attirer notre attention
Au cours des prochaines semaines, non seulement d'importants changements pourraient avoir lieu à Ottawa, mais Québec solidaire pourrait également réussir, pour la première fois, à faire une percée au niveau de l'Assemblée nationale, chez nous. Pour nous, c'est surtout là que cela devient intéressant et cela correspond en même temps à nos priorités.
Si cela devait se produire, en parlant d'une percée pour Québec solidaire, (toutes les forces de gauche digne de ce nom devraient l'espérer), cela pourrait amener à terme, tout au moins sur la scène québécoise, des changements qui pourraient s'avérer, avec le temps, être d'une importance encore plus grande que ce qui est présentement en train de se tramer à Ottawa. La raison en est qu'à terme, c'est au Québec, et non à Ottawa, qu'on pourra véritablement et de manière durable changer les choses.
Nous sommes pour le socialisme et pour l'indépendance du Québec . Pour nous, les plus récents événements sur la scène politique viennent confirmer l'importance de ces deux fronts de lutte, en même temps que l'interdépendance qui les lie.
Le soir du 8 décembre, la soirée pourrait bien s'avérer assez longue, dépendamment de comment tout cela pourrait finir. Espérons que ce sera véritablement pour le mieux.
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Sujets reliés :
Le Canada: un pays de tolérance ?
Mon oeil ... Dans à peu près
tous les autres pays dans le monde, cette histoire de
gouvernement de coalition n'aurait pas fait de vague.
Mais pas ici au Canada et c'est une fois encore, et pour
une bonne partie, relié à la question nationale, de même
qu'une hostilité toujours très palpable face au Québec.
Pour le Canada anglais, il n'y a vraiment pas de quoi être
fier ... Un dernier détail: parmi les journaux qui
font le plus de bashing anti-Québec, se trouvent entre
autres ceux appartenant au groupe ... Quebecor de
notre cher P.K. Péladeau.
"Let's not give away the store".
Cliquez ici pour lire un commentaire en provenant du "Socialist
Project", au Canada anglais, et portant justement sur
l'état de cette crise politique. À noter: il cite en
exemple l'attitude du Bloc, ce qui est plutôt inhabituel
au Canada anglais (en anglais seulement)
Mais sur quelle planète
vivent-ils donc tous et toutes ?
Je ne sais pas si
vous êtes comme moi, mais il y a des fois où on pourrait
se demander où certains de nos politiciens sont. S'ils
vivent bien sur Terre ? Ou sur Mars ? Un commentaire du
porte parole du PCQ, André Parizeau
Cliquez ici pour savoir
pourquoi Michel Chartrand , Raymond Lévesque, France Castel, Paul Cliche, Christian Vanasse (des Zapartistes), Laure Waridel,
et Richard Desjardins vont tous voter pour Québec solidaire le 8 décembre (extrait
vidéos sur Youtube)
Cliquez ici pour consulter
les demandes élaborées par la FTQ , ainsi que par la CSN, et la CSQ, dans le cadre de ces
élections. Québec
solidaire a le programme qui se rapproche le plus de leurs propres
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Le Québec
de nouveau à l'heure des choix
Cliquez ici pour revoir notre dossier monté à l'occasion des élections fédérales qui se tenaient en octobre dernier