www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ)
Dernière mise à jour :


Par André Parizeau
Porte parole du PCQ

La question est d'autant plus pertinente que le gouvernement de Jean Charest a déjà annoncé qu'il était disposé à aider financièrement, jusqu'à hauteur de 100 millions de dollars, des intérêts privés à acquérir le club, à condition que ces mêmes intérêts privés soient d'origine québécoise.

Pour le moment, cette option n'est pas sur la table.  C'est comme s'il ne pouvait être concevable que la population, via l'une des sociétés d'État détenues par le gouvernement et / où la Caisse de dépôt, ne pouvait décider de se porter acquéreur pour elle-même.  Ce serait du socialisme, diront certains.

Le gouvernement américain, lui, aurait le droit de se porter acquéreur de GM; dans les faits Obama a d'autre et déjà nationalisé cette entreprise.  Sauf que ce n'est pas la même chose, nous dira-t-on encore.

La Caisse de dépôt avait le droit d'acheter jusqu'à tout près de 50% des actions de Vidéotron, sans cependant dépasser le chiffre fatidique de 50 + 1, question de venir en aide -- ce la se passait il y a déjà plusieurs années -- à Péladeau fils pour que celui-ci puisse prendre le contrôle effectif de cette firme (et par le fait même de TVA).  Mais il ne saurait être question de juste aller un peu plus loin, de manière à ce qu'on puisse, dans les faits, prendre le contrôle effectif de certaines entreprises oeuvrant ici.

C'est comme s'il fallait toujours qu'on reste de simples porteurs d'eau et qu'on ne pouvait décider, collectivement, de se dire : mais pourquoi ne pourrions-nous pas nous prendre en mains directement, sans qu'il faille passer nécessairement par des intérêts privés lesquels, et de toute manière, se foutent pas mal du Québec.  Est-ce vraiment nécessaire, et à chaque fois, de passer par des intérêts privés ?

Pourquoi faudrait-il que ce soient nécessairement les frères Molson ou P.K. Péladeau qui soient ceux qui détiendraient les cordons de la bourse ?  Pourquoi le Fonds de solidarité ne pourrait pas tout simplement se mettre avec la SGF et/ou la Caisse de dépôt et de placement pour prendre directement le contrôle du Club des Canadiens ?

Du même coup, cela couperait court à toutes les polémiques à propos de la vente du Canadiens.  Cela permettrait aussi de régler du même coup la question du contrôle québécois sur ce club.

Se poser ces questions, c'est en même temps y répondre.

 



Sujets reliés et adresses utiles :

 

Cliquez ici pour agrandir; source: ruefrontenac.com