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En réaction aux différents textes publiés sur ce site au lendemain du 20e anniversaire des événements de la Place Tienanmen, à Pékin, nous avons notamment reçu ce commentaire de la part de notre camarade Guy Roy.
"Pourquoi", souligne-t-il, "ne parle-t-on jamais en même temps des événements qui se produisirent la même année, en 1989, à Panama, quand les États-Unis décidèrent alors d'envahir ce pays". C'était sous l'administration de Bush père.
Avec justesse, le camarade nous rappelle que 4 000 personnes, parmi la population de Panama, perdirent alors la vie, lors de cette agression. Pourtant, même à Panama, on ne parle plus de cela, ni de ces morts. Comme si, dans ce cas-ci, c'était au fonds excusable.
Quand il s'agit de nous remettre sur le nez ce qui a pu être fait au nom du socialisme et du communisme, les grands médias sont toujours très prompts à réagir. Quand il s'agit s'agit par contre de rappeler ce qui fut également fait au nom du capitalisme, ils deviennent alors assez amnésiques, de dire notre camarade. Guy Roy est membre du Comité Central du PCQ; c'est un des piliers du travail du PCQ dans la grande région de Québec, en même temps que le président du parti.
Réponse de la part du Porte-parole du PCQ, André Parizeau : "La remarque du camarade est fort juste. Cela ne devrait pas pour autant nous amener à excuser ce qui serait en même temps inexcusable et qui, dans les yeux de bien des gens, l'est également". "Il ne s'agit pas ici de verser dans le moralisme, ni non plus de se prendre pour d'autres. Je l'ai plus d'une fois souligné moi-même. Qui serions-nous de toute manière pour le faire ? Le capitalisme, à plus d'un égard, est un système qui pousse vers la barbarie. Les exemples sont multiples. Les deux premières guerres mondiales ont montré jusqu'où cela pouvait aller. La guerre en Irak, ou en Afghanistan, avec toutes les destructions que cela a engendré et ses successions de morts à tous les jours, en sont d'autres exemples." "Nous voulons tous changer ce système. Les conditions dans lesquelles chaque peuple doit mener son combat pour y arriver ne sont pas pour autant faciles, partout, et à chaque fois. Et quand on accède finalement au pouvoir, cela ne devient pas pour autant moins complexe non plus. Et cela nous amène alors à faire des choix. Parfois très difficiles. Des choix qu'on préférerait peut-être aussi ne jamais faire, sauf qu'on le fait pareil parce qu'on se sent alors obligés de le faire." "Il reste qu'à réutiliser, à répétition, les mêmes moyens que nos ennemis, on peut aussi finir par affecter notre propre crédibilité en tant qu'acteurs pour un changement réel, en même temps que la réalisation de nos propres objectifs. Trop longtemps, le mouvement communiste international a eu tendance à être trop suiviste par rapport à ce genre de choses, par rapport à ce qui pouvait se passer ailleurs. De peur de faire le jeu de nos adversaires, on aimait mieux taire nos différences, mais cela ne nous a pas pour autant aider. Cela aussi fait partie des leçons à tirer du passé." |
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