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www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ) Dernière mise à jour : |
Par Guy Roy En démocratie traditionnelle, on
parle constamment du « pouvoir du peuple », sans jamais le lui accorder
vraiment. Il y a toujours un genre d’exception à la règle qui est appelée
par les dominants. Espérons que la démocratie participative devienne
l’instrument politique aux mains du peuple pour qu’il impose lui-même un
pouvoir populaire que l’on refuse de lui céder. C’est quand la population élargit
son pouvoir qu’elle apprend à l’exercer de façon aussi, sinon plus,
responsable que les politiciens professionnels. Pas le contraire. Quelque
soit sa compétence à l’exercer, facilement ou sans erreur, c’est à la
population que revient le dernier mot dans l’expérience démocratique. Le pouvoir, i.e. la capacité,
l’opportunité ou le potentiel donné, pris ou partagé, de contrôler sa vie,
celle de sa classe sociale ou de la population travailleuse en général, par
la population travailleuse elle- même, collectivement sans qu’en soit
émoussé le tranchant par de nouveaux maîtres ou leaders qui ne seraient pas
au « service du peuple », ce pouvoir a ceci de subversif qu’il remet en
cause toutes les méthodes historiques de contrôle social, d’abus ou de
dictature sournoise au nom de la « démocratie » elle-même. C’est déjà un autre pouvoir dont
Québec solidaire a commencé à faire l’expérience dans ses délibérations
puisqu’il est encadré par des règles démocratiquement établies par une
majorité convoquée en assemblée populaire. Je me demande si ce n’est
pas sous cette procédure révolutionnaire que devraient être élu-e-s les
représentant-e-s à l’Assemblée Constituante rédigeant la Constitution
québécoise en vue du référendum qui doit trancher sur le statut du Québec
comme pays indépendant ou non, autour du projet mis au point par cette
Constituante. Déjà, Mario Dumont par de la
démocratie représentative comme l’ultime méthode d’élaboration de la
constitution qu’il propose. Ne devrions-nous pas nous en
démarquer sur l’objectif comme sur la méthode ? Si les assemblées
populaires pour élire les représantant-e-s sont nombreuses, la contradiction
entre la démocratie participative et la démocratie représentative sera moins
aigue et la population ne risque pas de se retrouvée exclue du processus en
étant confinée au seul référendum pour exprimer le souci qu’elle a de
partager avec les différentes couches sociales du Québec l’aventure de sa
liberté et de son émancipation. Structurées différemment, les
institutions d’un pouvoir nouveau peuvent révolutionner les rapports entre
les classes sociales de manière à ce que ceux et celles qui ont le plus
besoin de changements profonds pour avancer puissent y être associé-e-s et
finissent par se reconnaître comme les agents progressistes d’une société en
progrès constant. Quand est-ce que cette aventure
enthousiasmante commence ? Dès maintenant, si vous voulez, avec nous. Québec
solidaire ne baissera les bras. Nous resterons aux côtés de ceux et celles
qui aspirent à un monde vraiment meilleur, un autre monde que celui dont
nous faisons l’expérience tous les jours. Si vous ne reconnaîtriez dans nos
façons de faire de la politique, dans nos rapports avec vous, de la
nouveauté, il faudrait nous interpeller et nous questionner sur nos
véritables intentions. En fait, nous voulons associer le plus grand nombre à
notre projet. Et si, de votre implication citoyenne à vous, nous tirions des
conclusions sur votre « immobilisme » comme la droite le fait en méprisant
l’action politique indépendante du peuple et en levant le nez sur les
souhaits des gens ordinaires avec l’objectif de s’accoler encore plus à un
pouvoir déjà sclérosé, c’est que nous serions déjà fermé-e-s à ce nouveau
monde que nous aspirons à faire naître à vos côtés et en pleine action
politique de masse.
16 janvier 2007 Démocratie et communisme : notre vision
Militant FTQ et membre du Comité central du PCQ
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