|
www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ) Dernière mise à jour : |
Par Guy Roy, militant syndical AFPC
(FTQ)
et membre du Comité Central du PCQ
Pour que des gens s’engagent dans les responsabilités liées à leurs droits, ils-elles leur faut la capacité et l’opportunité d’exercer eux-elles-mêmes le pouvoir. Qu’en est-il des travailleur-euse-s dans leurs milieux qui sont encore obligé-e-s de le déléguer partiellement à des représentants syndicaux, ou encore, de s’en voir complètement exclus, en le laissant carrément aux patrons ? On ne pourra parler de démocratie participative tant et aussi longtemps que le pouvoir ne reviendra pas à la base et … complètement à la base. Le dernier mot doit être celui de sa libre expression ultime.
Il n’y a encore aucune assemblée générale souveraine, dans les milieux de travail, du type de celle que nous connaissons et vivons, grâce aux ressources et aux compétences mises à notre disposition pour que ça marche, comme nous le faisons à Québec solidaire dans nos congrès. C’est dire tout le potentiel de renouveau de la vie politique québécoise qu’annonce ce parti. C’est avec ce genre de progrès appréhendés que la démocratie participative se fera subversive. Et qu’elle remettra en cause les fondements du capitalisme et de ses iniques lois qui carburent aux fermetures d’usines, à l’appauvrissement et à la misère du monde.
Et même si cela ne devait venir à bout de ce système mondialisé d’exploitation et d’oppression que de manière partielle, il s’agirait tout de même d’un genre de progrès politique qui permettrait la plus grande contribution des ouvrièr-e-s à un développement équivalent dans toute la société, ou dans la vie de quartier, par exemple. Cela aurait aussi tout au moins l’avantage de mettre en évidence la contradiction principale du capitalisme, comme l’ont fait dans le passé toutes les avancées de la démocratie, i.e. la socialisation de l’organisation du travail contre la privatisation des profits et du contrôle par des gestionnaires non élus, ou des propriétaires ne répondant qu’aux actionnaires, auxquels il faut arracher, et notre pitance, et nos droits, en particulier celui fondamental du droit au travail de subsistance.
Utopiste ? Plutôt conforme à l’évolution des sciences politiques qui ont l’audace de remettre en cause le statu quo d’un pouvoir sclérosé n’ayant plus comme perspective, au moyen des partis néolibéraux, que le maintien ou l’extension des privilèges des nantis, chez nous, comme à l’échelle de la planète.
Lévis, 31 juillet 2007
![]()
Sujets reliés :