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Une vie de militantisme intense
(1911-1998)
 

Stanley Bréhaut est né, à Toronto, d'une famille relativement aisée, juste avant la première guerre mondiale.  Son père, Stanley Ryerson, était un médecin ontarien et le doyen de la faculté de médecine de l'université de Toronto tandis que sa mère, Tessie Bréhaut Devigne, elle, avaient plutôt ses racines au Québec.  Ses origines ne le prédisposait pas vraiment à devenir l'une des figures de proue du mouvement communiste, plus particulièrement, ici, au Québec.  Ce fut néanmoins le cas.

Stanley Brehaut Ryerson ...En 1934, il adhère à la section québécoise du Parti communiste canadien. Il va rapidement acquérir une grande notoriété au sein du parti et en devenir même l'un des dirigeants. Il s'est établi au Québec.  Il devient alors membre du comité central du parti ainsi que le directeur des programmes d'éducation destinés aux jeunes recrues et aux cadres, puis secrétaire provincial du parti. Commence alors pour lui une période de 35 ans de militantisme intense; il sera organisateur, rédacteur, orateur et directeur de plusieurs journaux et revues de gauche, tant à Montréal qu'à Toronto. Il sera aussi, pendant quelques temps, le représentant canadien du Kominform à Moscou et à Bucarest.

Une de ses plus grandes contributions touche à la question nationale québécoise, une question centrale à ses yeux. Au sein du parti communiste, il sera considéré comme l'un des plus grands experts sur la question.  Il lutta pendant des années, au sein du parti communiste, pour la reconnaissance du droit de la nation québécoise à l'autodétermination; il n'avait pas crainte d'exprimer ses opinions à ce sujet même si elles ne concordaient pas toujours avec celles des autres.

Après avoir milité une bonne partie de sa vie pour le parti communiste, il quitte finalement celui-ci en 1969, sans fracas, mais avec amertume, suite de l'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques. Pour lui, le socialisme se devait d'être plus ouvert à la démocratie.

Une fois à l'extérieur du parti, il aurait pu devenir, comme tant d'autres le firent, un critique sévère de celui-ci.  Il ne le fit jamais.  Mais il continua quand même à militer pour la justice sociale et contre l'oppression nationale. Ainsi, il appuiera le camp du OUI lors du référendum de 1980 et soutiendra également les revendications des Amérindiens lors de la crise autochtone de 1990. Loin d'être dogmatique, c'était un homme d'expérience et les années lui avaient appris à prendre ses distances face aux soit disant modèles à suivre. Sa réflexion ne s'est jamais figée dans le confort de la certitude.

Une des cellules du PCQ, dans la ville de Québec, porte son nom.

Pour plus d'informations sur Stanley Bréhaut Ryerson ainsi que sur son oeuvre en tant que militant, mais aussi intellectuel et historien , vous pouvez vous rendre sur le site du Fonds d'archives Stanley Ryerson de l'UQAM.  Stanley Bréhaut Ryerson fut aussi , pendant la dernière partie de sa vie active, un professeur très prisé à l'UQAM.