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www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ) Dernière mise à jour : |
Note: ce document fut mis en ligne pour la premier fois,
sur ce site Internet en 2008. Récemment, il est
reformaté pour tenir compte des nouveaux standards
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***
Par
André Parizeau
Certaines organisations, se réclamant du communisme, rejettent ouvertement
toute voie pacifique au socialisme et ridiculise la participation aux
élections. C'est aussi le cas de bien des organisations anarchistes.
Pour eux, les élections seraient une pure perte de temps. Telle n'est
pas notre opinion.
Nous sommes bien conscients des limites actuelles imposées par nos
gouvernements sur le plan électoral; malgré certaines ouvertures, ces lois
favorisent outrageusement les grands partis bourgeois, ceux-là mêmes qui
dominent actuellement le parlement, que se soit à Québec ou à Ottawa.
Nous sommes également très conscients du fait que la bourgeoisie n'a jamais
accepté facilement jusqu'ici, aussi bien au Québec, qu'ailleurs dans le
monde, de céder tous ses pouvoirs et ses privilèges, au grand détriment du
reste des gens. Une
fois cela dit, nous considérons l'idée, comme quoi la lutte électorale
serait une pure perte de temps, comme étant une déviation ultra
gauchiste et une erreur importante. On peut remonter aussi loin qu'on
veut dans l'histoire, une telle attitude n'a jamais été, en général, le
propre du mouvement communiste. On peut même relire Lénine à ce
propos, dans son fameux livre sur le gauchisme, une maladie infantile du
communisme, pour s'en convaincre.
Parce que la violence est aussi, et le plus souvent synonyme de sacrifices
et de misère et que c'est plus souvent qu'autrement le peuple (et non les
bourgeois) qui en subissent les contrecoups, et parce que personne ne
devrait souhaiter à première vue une telle situation, une transition
pacifique vers le socialisme serait très certainement la voie la plus
souhaitable. C'est ce que nous souhaitons pour notre part.
Est-ce que cela sera nécessairement le cas ? À cela, nous ne pouvons
vraiment répondre parce que cela dépendra d'abord et avant de la manière
dont la bourgeoisie réagira lorsque le peuple se décidera à prendre
effectivement le pouvoir pour lui-même. Cela dépendra également, et
dans une certaine mesure, de la capacité des gens à se mobiliser et à
développer le maximum de rapports de force face à la bourgeoisie. Il
y a quelques années, les États-Unis essayaient de renverser par un coup
d'État le gouvernement démocratiquement élu d'Hugo Chavez. Cela aurait
pu virer comme au Chili, mais la conclusion fut finalement différente; le
peuple descendit dans la rue pour exiger la libération de leur président,
Hugo Chavez, et eut finalement gain de cause. Encore, aujourd'hui, le
gouvernement vénézuélien s'attend toujours à ce que les États-Unis tentent
de répéter le même genre d'opération; il n'exclut pas non plus la
possibilité d'une agression armée et mettent conséquemment l'accent sur la
mobilisation populaire pour stopper toute nouvelle tentative de coup d'État
ou d'agression contre leur pays. En
même temps, on ne peut faire abstraction de ce qui a pu se passer ailleurs.
Je fais référence ici, non seulement aux événements au Chili, mais aussi à
des dizaines d'autres cas similaires, ailleurs dans le monde. En
d'autres mots, il ne s'agit pas d'une question simple. Pour plus
d'informations, vous pouvez également consulter notre programme politique,
téléchargeable à partir de ce site.
Chef du PCQ