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Au cours de cette
recherche, les scientifiques ont analysé une quinzaine de modèles
climatiques mesurant l'impact des émissions de gaz à effet de serre sur
l'océan Arctique. Dans un scénario où les gaz
à effets de serre continuent de s'accumuler au rythme actuel, la couche de
glace, dont l'épaisseur est calculée chaque année en septembre, pourrait
diminuer abruptement. Ainsi, d'ici une vingtaine
d'années, elle disparaîtrait à un rythme quatre fois plus élevé que tout ce
qu'on a pu enregistrer depuis que les données sont consignées. La
banquise en septembre passera d'environ 6 millions de kilomètres carrés à
2 millions de kilomètres carrés sur une période de dix ans. La presque totalité de la
région arctique serait donc libre de glace en septembre dans moins de
quarante ans. Seule une partie de la banquise sera encore en place le long
des côtes septentrionales du Groenland et du Canada. Les scientifiques craignent
également que le changement climatique ne détourne les courants marins pour
faire aboutir des courants plus chauds dans l'Arctique. Dans le meilleur des
scénarios, si on parvenait à réduire les émissions de dioxyde de carbone et
d'autres gaz à effet de serre, la perte de glace serait moins grande et la
glace de mer fondrait en été à un rythme beaucoup plus lent. L'étude dirigée par Marika
M. Holland, chercheuse auprès du National Center for Atmospheric Research de
la NASA et Cecilia Bitz de l'Université de Washington, paraît dans le numéro
du 12 décembre de la revue Geophysical Research Letters.
Notre dossier sur l'Environnement
La
banquise qui recouvre l'Océan Arctique pourrait complètement disparaître
durant l'été d'ici à 2040, conclut une étude menée par trois chercheurs,
dont Bruno Tremblay de l'Université McGill.
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