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Le vieillissement de la population n'est pas, du point de vue financier, un problème aussi dramatique que certains voudraient nous faire croire. Tel est ce qui ressort d'une récente étude produite par le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA).
Les baby-boomers ont le dos large. Depuis des années, d'aucuns leur impute la responsabilité de plusieurs maux sociaux. Par la place qu’ils occupent dans les lieux de pouvoir et le marché du travail, ils ont souvent provoqué l'ire et l'envie des générations qui les ont suivi. Plus récemment, ils ont été un épouvantail commode pour les fossoyeurs de notre système de santé public. Les chantres de la privatisation annoncent régulièrement leur arrivée massive à la retraite comme un poids insoutenable pour le réseau de la santé et que ce seul fait justifierait à lui seul qu'on ouvre beaucoup plus grande la porte du privé dans ce secteur, même si cela pourrait nous amener ultimement à remettre en cause l'accès et l'universalité de nos services de santé.
Selon cette étude du CCPA, la hausse des coûts en santé associée au vieillissement de la population représenterait en effet moins de 1% par année. Si on ajoute dans la balance la croissance démographique et l’inflation, l’augmentation devrait se limiter à environ 4,4% par année, une hausse tout à fait tolérable dans un contexte de croissance économique.
En fait, si les taux de croissance se maintiennent dans les prochaines décennies, la part des coûts en santé par rapport au Produit national brut (PNB) pourrait même décroître au cours des 50 prochaines années. Selon l'économiste du CCPA, Marc Lee, nos gouvernements, en poursuivant leurs investissements dans le réseau public de la santé, seront en mesure de maintenir l’offre de service et même de l’augmenter modestement, et ce, sans nuire aux autres responsabilités de l’État. Cette étude réduit en poussière un des principaux arguments de ceux et celles qui, depuis des années, insistent pour réduire les budget de la santé et pour aller vers une privatisation accrue de ce secteur.
Pour le CCPA, ce sont bien plus les coûts associés aux nouvelles technologies qui seront davantage déterminants pour les budgets futurs de la santé. Le CCPA souligne du même coup que la meilleure manière de garder un contrôle sur ces achats consistent à continuer de privilégier le système public.
L'étude confirme les dires de multiples spécialistes qui avaient été interviewés sur les ondes de la radio de Radio-Canada, au cours du mois d'août, à l'occasion d'une émission de tribune téléphonique portant précisément sur l'avenir de notre système de santé public.
L'autre élément qui contribue également pour une large part à la hausse des coûts du système de santé réside dans l'augmentation continuelle du prix des médicaments. Un dossier sur lequel nos gouvernements demeurent silencieux alors que des solutions simples et déjà publicisées par Québec solidaire , tel que le projet de Pharma Québec, existent.
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Différents experts donnent également
leur point de vue sur la question (reportage audio produit par la radio de Radio-Canada;
attention : cela dure environ 40 minutes)
Pour consulter l'étude du CCPA (malheureusement uniquement
disponible en anglais)
Pour consulter le reste de notre dossier sur la santé