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"Les
choses se sont beaucoup améliorées dans la santé". Tel était, vous vous
en rappellerez, le message de Jean Charest, au début de la campagne
électorale qui vient de se terminer. Sauf que cela n'était pas vrai et
un tout récent reportage préparé par l'équipe d'Enjeux, à la
Télévision de Radio-Canada, confirme la chose. Voilà encore
d'autres révélations chocs. De quoi de vraiment très choquant.
Un exemple : à l’hôpital du Sacré-Cœur, au fil des ans, la section des soins intensifs a perdu près de la moitié de ses lits. D’un côté, l’unité est débordée et ne fournit pas à la demande. De l’autre, plusieurs lits bien équipés sont inoccupés, faute de personnel. Le problème No 1 serait le manque d'infirmières. Le problème dure depuis des années et découle de toutes ces politiques de compressions que les libéraux autant que le PQ ont pu faire au cours des années.
Pendant qu'on fait attendre des patients, des salles toutes équipées demeurent fermées et servent plutôt de salles ... d'entreposage pour du matériel et des lits en surplus. On se croirait dans un autre monde...
Le Dr Patrick Bellemarre
raconte que des patients meurent parfois, faute d’avoir accès aux soins
intensifs: « Nous nous sentons comme des traîtres, et nous nous sentons
trahis par le système. Clairement, nous ne sommes pas là pour regarder la
mort arriver. Mais, en même temps, nous nous sentons impuissants. »
Un autre médecin, Pierre Marsolais, raconte qu’il est parfois obligé de
faire partir trop tôt des malades fragiles, pour donner la place à des
patients encore plus souffrants.
Tout cela survient alors que d'autres révélations, portant cette fois sur l'état de la situation à l'hôpital pour enfants de Ste-Justine, à Montréal, mettent également en valeur des problèmes très sérieux.
La preuve est faite une fois de plus qu'il faut sans plus tarder opérer un revirement à 180 degrés par rapport à toute la politique des coupures de nos gouvernements, de mettre plus d'accent vers la formation de plus de personnel infirmier, d'améliorer les conditions de travail (en lieu et place de mettre toute la priorité sur la multiplication des comités inutiles, l'achat de toujours plus d'équipement, de béton et de super édifices, comme c'est le plus souvent le cas aujourd'hui), et de reprendre le contrôle d'une situation de plus en plus hors contrôle.
Pour visionner la première partie de ce reportage
Pour visionner la 2e partie .
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Pour ré-écouter une publicité préparée par le syndicat SCFP, portant
précisément sur l'étant de notre réseau de santé
et intitulée : "Tout va très bien madame la marquise..."
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