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www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ) Dernière mise à jour : |
Par André Parizeau,
Porte parole du PCQ

Selon plusieurs de rapports de presse, l'administration Obama, aux États-Unis, s'apprêterait à mettre la hache dans la rémunération des principaux cadres des grandes entreprises ayant fait l'objet au cours de la dernière année d'un sauvetage financier. Cela fait longtemps que cela se parle, sauf que, et sauf toutes réserves, la Maison Blanche aurait finalement décidé que le temps était venu de passer aux actes. Si cela devait se concrétiser, cela mettrait du même coup en évidence l'incurie de nos propres gouvernements, ici.
Le responsable de la rémunération nommé par
l’administration Obama, Kenneth Feinberg, annoncerait sous peu que la
rémunération des 25 plus hauts cadres de chacune de ces compagnies serait
diminuée en moyenne de 50%. Certains salaires pourraient d'autre part être
réduits jusqu’à 90% et plafonnés à 200 000$.
Les sociétés visées seraient les banques Citigroup et Bank of America,
l’assureur AIG, les constructeurs automobiles General Motors et Chrysler, de
même que leurs filiales financières, GMAC et Chrysler Financial. Ces
entreprises sont celles qui ont le plus bénéficié du programme de sauvetage
de 787 G$ US mis au point par Washington.
Toute cette question de la rémunération des plus hauts dirigeants des entreprises, de même que l'influence indue qui continue toujours à avoir sur la société, de même que, et en en particulier, sur la vie politique, -- on a qu'à voir toute la succession des scandales et des révélations qui ne cessent de se succéder à cet égard pour s'en convaincre -- ramène à l'avant plan le manque récurrent de courage politique de la gente politique, toutes tendances confondues, sauf du côté de Québec solidaire, pour s'attaquer au problème.
Une telle attitude n'est pas à proprement parler surprenante quand on sait la part importante du monde des affaires dans le financement de ces mêmes partis politiques.
Lors de son dernier congrès, tenu en octobre 2008, le PCQ avait pour sa part adopté, parmi les nombreuses résolutions votées, une mesure soulignant qu'un gouvernement de gauche, au sein duquel le PCQ oeuvrerait, modifierait en profondeur la loi de l'impôt de manière à notamment transformer les paliers d’imposition en vue de la mise en place d’une nouvelle échelle d’imposition progressive; selon nous, il faudrait taxer proportionnellement et de manière plus juste les revenus; les tranches de revenus supérieures à 150 000$, jusqu'à un maximum de 200 000$ par année, pourrait ainsi être taxer à un taux de 75%; au dessus de 200 000$ par année, ce taux deviendrait d'autre part 100%.
Parmi les autres mesures touchant à la fiscalité des riches et des entreprises, qui font depuis l'an dernier partie de notre programme, on pourrait également mentionner celles-ci:
Diminuer à un maximum de 5000$ par année le maximum de contribution à des RÉER, considérant que la contribution annuelle actuelle moyenne par individu se situe autour de 2 600$ par année.
Ramener les gains de capitaux imposables à 75%.
Imposer toutes les formes de rémunérations aux dirigeants d’entreprise, incluant les options d’achat.
Taxer les mouvements spéculatifs du capital (Taxe Tobin).
En apparence très radicale, toutes ces mesures s'apparentent à ce que
bien des gens, tels le professeur Léo Paul Lauzon, revendiquent déjà.
Et voilà maintenant que c'est le gouvernement américain lui-même qui
commencent maintenant à aller dans le même sens.
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Sujets reliés :
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