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www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ) Dernière mise à jour : |
Par André
Parizeau ,
porte-parole du PCQ
Cette
annonce d'une autre fermeture définitive, chez
Domtar cette fois, met une fois de plus en
évidence l'absence de protections adéquates au
niveau de la législation québécoise pour
la protection des emplois. Hier c'était
Abitibi Bowater ... Les semaines passent et
c'est comme si les mauvaises nouvelles ne cessent
de s'accumuler.
Lebel Sur Quévillon a maintenant toutes les chances de devenir une autre ville morte. Comme ce fut le cas pour Schefferville, il y a maintenant des années. Entre temps, Domtar continue toujours à rester sourd face à toute offre de rachat, ce qui n'est pas sans rappeler un autre dossier triste, soit celui de la GM à Boisbriand.
Quand au député libéral local, Pierre Corbeil, ce dernier rivalise vraiment d'intelligence : selon lui, le fait que Domtar ait confirmé la fermeture définitive de l'usine serait un plus car cela devrait favoriser sa relance éventuelle ... C'est à peu près aussi édifiant que la déclaration du ministre Raymond Bachand concernant la fermeture de l'Abitibi Bowater alors qu'il avait dit que le gouvernement avait fait "sa job". Une telle déclaration de la part de Pierre Corbeil se passe vraiment de commentaire.
Cette annonce s'ajoute à celle de la fermeture de l'Abitibi Bowater à Donnacona qui avait déjà mis en relief l'inaction des grands partis politiques (libéraux, PQ, et ADQ) dans le dossier des fermetures d'usine.
Tout le monde parle de plus en plus, aussi bien à Québec qu'à Ottawa, de la nécessité d'accorder encore plus d'aide à l'entreprise privée, y compris aux grandes multinationales comme Domtar et Abitibi Bowater. On n'hésite plus à désormais dire qu'on va ouvrir très grandes les vannes des subventions et autres formes d'aides. Quitte à multiplier les déficits.
C'est drôle, mais plus personne ne semble être préoccupé maintenant des contrecoups que pourraient éventuellement représenter ce retour aux grands déficits. Il reste qu'à peu près personne ne parle entre temps de réinvestir aussi dans nos systèmes d'éduction et de santé ...
Personne ne parle non plus de l'importance de mettre plus de règles au niveau de toute cette aide. Aux États-Unis, on insiste pour attacher à toute forme d'aide toute une série de restrictions et d'obligations. Mais pas au Canada. Dans tous les cas, pas encore. C'est comme si on se pensait être meilleurs que tous les autres ... Reste à savoir si nos politiciens, bien en selle dans les arènes du pouvoir, ne sont pas en même temps en train de démontrer à quel point ils sont enfin de compte incapables de même apprendre de leurs erreurs, et à quel point ils sont tous aveuglés par leur foi inébranlable à la soi-disant magie de l'entreprise privée ...
Seule exception notable : Québec solidaire. Seul Québec solidaire, ainsi que toutes les différentes composantes qui forment ce parti, y compris nous autres, au PCQ, insistent en effet pour essayer de développer un autre discours.
Pendant ce temps, les travailleurs et les travailleuses, eux, doivent faire face aux pertes d'emplois, sans même pouvoir se dire qu'ils et elles pourront au moins compter sur une assurance-chômage revampé. Même pas !... La Cour suprême vient de rendre son jugement en soulignant que les différents gouvernements fédéraux qui se sont succédés à Ottawa n'auraient pas dû pigé de la manière dont ils l'ont fait dans la Caisse de l'assurance chômage. Il reste à voir si les Conservateurs se plieront ou non, et jusqu'à quel point ils le feront aussi, devant la décision de la Cour suprême.
Nous, au PCQ, pensons pour notre part que le programme d'Assurance chômage devrait non seulement être revampé et ramené à ce qu'il offrait auparavant, mais devrait aussi être bonifié, ce qui inclurait l'abolition des deux semaines de pénalités, ainsi qu'une hausse immédiate des indemnités à un minimum de 66% du salaire, suivi par la suite d’une hausse graduelle des prestations de manière à ce qu’elles puissent éventuellement couvrir jusqu’à 75% du salaire.
Nous pensons également qu'il faut aussi assujettir les prêts et les subventions à la grande entreprise à des règles beaucoup plus strictes, incluant la possibilité de saisir les actifs d'une compagnie qui ne respecteraient plus ces règles. Les engagements de Québec solidaires, tels que présentés lors des dernières élections, ne vont pas encore aussi loin que cela, mais cela représente néanmoins un très net progrès par rapport à ce que les plus grands partis, tels que les libéraux, le PQ et l'ADQ, nous avaient habitués jusqu'ici.
Il faut aussi arrêter d'avoir peur des nationalisations, comme outils pour reprendre le contrôle de notre destinée, sur le plan économique. Il y a bien des années -- c'était avant que le gouvernement du Québec fasse finalement marche arrière dans ce dossier et reprivatise cette entreprise -- Domtar appartenait à l'État québécois. Si Domtar avait continué à être propriété d'État, Lebel Sur Quévillon ne serait peut-être pas sur le bord d'une fermeture en bonne et due forme. Dans tous les cas, nous aurions certainement plus d'options que maintenant.
Le jour où nous contrôlerons véritablement tous les principaux leviers de notre économie, nous aurons sans doute encore à faire face aux incertitudes des marchés internationaux. Mais, au moins, nous aurons plus de pouvoirs et aussi plus de marges de manoeuvres pour agir, selon et en fonction d'abord et avant tout des intérêts de ceux et de celles, sans qui le Québec ne serait rien : soit monsieur et madame tout le monde. Le monde ordinaire.
Aujourd'hui, les grosses compagnies font beaucoup trop ce qu'elles veulent. Selon leur bon vouloir. Elles peuvent ouvrir, à grands coups de subventions gouvernementales, des usines pour ensuite les fermer sans crier garde et sans avoir vraiment de comptes à rendre à personne. Mais est-ce vraiment le genre de société dans lequel nous voulons vivre ?...
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Sujets reliés et adresses utiles :
Entrevue avec un dirigeant
du syndicat (SCEP-FTQ) à
propos de cette autre annonce de fermeture
définitive
Cliquez ici pour voir ce que le PCQ propose en matière de refonte des lois du travail,
notamment en ce qui a trait à une meilleure
protection des travailleurs et des travailleuses
en cas de fermetures et ou de licenciements
massifs
(extraits des différentes résolutions votées lors
du XVIe congrès du PCQ, tenu dans les
Laurentides, du 17 au 19 octobre dernier)
Abitibi Bowater à Donnacona : une autre usine qui ferme et un
autre concentré de tout ce
qui ne va pas au Québec. Mais que disent les
autres partis, à part Québec solidaire ?...
...
et puis voilà maintenant Alcan qui menace de
fermer à son tour une de ses usines au Saguenay
Les Conservateurs ont le devoir
moral de remettre l'argent dans la Caisse de l'assurance-chômage -- la FTQ
Vous voudriez
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Québec solidaire, lors de la
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Cliquez ici pour consulter également notre dossier sur les libéraux de Jean Charest