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www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ) Dernière mise à jour : |
Par André Parizeau,
Porte parole du PCQ
La
Banque du Canada n'a pas cessé, au cours de la dernière période,
de réduire son taux directeur à l'intention des grandes institutions
financières comme les banques. À cela, il faut ajouter les
mesures prises par le gouvernement de Stephen Harper pour venir en aide
à ces mêmes institutions (vous ne le saviez peut-être pas, mais
celles-ci aussi ont des difficulté !!! ...). En toute logique,
cela devrait les amener à réduire les taux d'intérêt que ces mêmes
institutions nous imposent, à vous et à moi, quand vient le temps pour
nous de demander un emprunt ou d'utiliser nos cartes de crédit. Eh
non ! C'est plutôt le contraire qui se produit.
Au lieu de diminuer, ces taux d'intérêt montent . Cela est d'autant plus scandaleux que ces mêmes institutions financières nous chargent en mêmes, pour tout et pour rien, toutes sortes de frais d'administration. C'est comme si leur marge de profits n'étaient jamais assez... Elles agissent de plus en plus comme de véritables "shylocks", oeuvrant en habits 3 morceaux.
De telles pratiques n'ont finalement d'égal que ce que font déjà depuis un certain temps les compagnies pétrolières. Tandis que le prix du brut, sur les marchés internationaux, est tombé de manière majeure, le prix à la pompe, lui, continue toujours de rester très haut.
Dans un cas comme dans l'autre, aucun des gouvernements actuellement en place n'ose dire un mot. Et quand ces politiciens sont mis en demeure d'expliquer pourquoi ils ne font rien, alors ils nous disent tous, comme en coeur, qu'il n'y aurait rien qu'on puisse vraiment faire ... Bien sûr ! ... À ce titre, le ministre québécoise du développement économique (???), Raymond Bachand, excelle de manière vraiment particulière.
C'est pourtant faux et archi faux. On pourrait ainsi, et au strict minimum, nationaliser ces mêmes entreprises, comme le suggérait, en passant, le récent Forum social Mondial. On pourrait également exiger de nos gouvernements qu'ils plafonnent la rémunération des principaux dirigeants de ces mêmes grosses institutions (ce que vient du reste de faire le président américain, Barack Obama). Barack Obama n'est pourtant pas un socialiste, et encore moins un communiste... On pourrait également, à défaut d'imposer un tel plafonnement, tout simplement leur imposer un tel niveau d'imposition (au niveau des impôts) que cela reviendrait au même.
Le problème avec la plupart de nos politiciens actuels, à l'exception notable de Québec solidaire, réside dans le fait qu'ils n'oseraient jamais s'opposer au diktat des grosses entreprises privées et sont encore moins disposés à même envisager, ne serait-ce qu'un début d'une éventuelle remise en cause de la validité (de même que de l'utilité) des différentes lois du système capitaliste.
À les voir agir comme ils le font avec ces grosses entreprises, je serais tenté de leur dire : "OK, mais soyez au moins conséquents sur toute la ligne; si ces gens peuvent tout à la fois charger de plus en plus chers pour leurs services alors que cela leur en coûte de moins en moins, alors pourquoi ne pourrions-nous pas nous même obtenir pour nous mêmes de travailler de moins en moins tout en étant rémunérés beaucoup plus cher ? Il me semble que cela serait logique..."
Sans vouloir exiger que ces mêmes politiciens deviennent eux-mêmes des socialistes convaincus, ou des communistes, ils pourraient au moins reconnaître les limites dans lequel ce même système est en train de nous enfermer. Même pas !
Parmi les différentes mesures adoptées par le PCQ, lors de son récent congrès, tenu en octobre 2008, au niveau de ses revendications portant sur l'économie et la fiscalité, on pourrait en mentionner deux (2) qui vont exactement dans ce sens .
La première se lit comme suit :
Transformer les paliers d’imposition en vue de la mise en place d’une nouvelle échelle d’imposition plus progressive; cela permettrait de taxer proportionnellement et de manière plus juste les revenus; les tranches de revenus supérieures à 150 000$, jusqu'à un maximum de 200 000$ par année; se verraient désormais imposer un taux de 75%; au dessus de 200 000$ par année, ce taux deviendrait d'autre part 100%.
La deuxième mesure votée par le dernier congrès du PCQ parle d'autre part de :
Créer une banque d’État, et renforcer la réglementation des caisses populaires pour en rendre la gestion plus démocratique. La nouvelle banque nationale serait accessible à tous, dans toutes les régions. Cette banque serait aussi une société d’État fournissant des services d’assurance de tous types, chargée d’offrir à la population au meilleur coût possible des couvertures en assurance de biens et/ou de personne; il n’y aurait d’autre part aucun frais d’administration de chargés pour l’ensemble des services offerts.
Et vous, qu'en pensez-vous ?... Ne trouvez-vous que cela a d'allure ? ... Si cela vous intéresse, nous vous encourageons fortement à consulter l'ensemble des positions prises lors de ce congrès (voir raccourci dans la marge de gauche de cette page). Cela pourrait vous intéresser.
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dernier ajout: 5 janv. 2009
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