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Par le Comité exécutif central du PCQ ,
Vendredi le 22 décembre 2008

Le récent jugement rendu au début de décembre par un juge de la Cour supérieur du Québec contre un des leaders autochtones, dans le dossier du Lac Barrière, met en relief à quel point la cause des peuples autochtones a encore beaucoup de chemin à faire.

Depuis des mois, le gouvernement du Canada cherche à s'immiscer dans les affaires internes de la nation algonquine, au Lac Barrière, en violation complète des ententes déjà signées entre les représentants de cette nation et celui-ci.  Le gouvernement libéral de Jean Charest ne fait guère mieux et n'a pas hésité à faire envoyer l'anti-émeute pour faire respecter ce que Québec prétend être la loi et l'ordre, mais que les Autochtones eux-mêmes considèrent comme une intrusion dans la gestion de leurs affaires.

De manière tout à fait incroyable, la représentante de la Couronne est même allée dans cette affaire jusqu'à demander un an de prison contre ce leader autochtone, de manière à envoyer un "message clair", alors que la loi prévoit tout au plus un maximum de six mois d'emprisonnement.  La décision finale du juge fut de condamner l'actuel leader de la nation Algonquine, au Lac Barrière, à une période additionnelle de 45 jours de prison, à purger en surplus des 15 jours qu'il avait déjà vécu.  Même si cela est beaucoup moins que ce que la Couronne demandait, cela n'en rend pas plus acceptable ce jugement.

Il est "honteux que le gouvernement du Québec préfère me mettre en prison plutôt que d’honorer leurs obligations légales en mettant en œuvre les traités (déjà) signés, aurait déclaré le leader autochtone Nottaway.

Le PCQ joint sa voix à tous ceux et celles qui dénoncent ce jugement et qui demandent en même temps au gouvernement du Québec (de même qu'à celui d'Ottawa) de mettre de côté les mesures répressives vis à vis des différentes nations autochtones pour plutôt se mettre beaucoup plus à l'écoute de ce qu'ils revendiquent.

Le PCQ en profite également pour souligner à quel point le choix de Pierre Corbeil comme nouveau ministre des affaires autochtones, au sein du nouveau cabinet des ministres à Québec ne pouvait être un plus mauvais choix, lui qui, selon le président de l'Assemblée des Premières nations, Ghislain Picard, a déjà « largement démontré son incapacité totale à comprendre et à traiter adéquatement les questions liées aux Premières Nations ». Pour nous, Pierre Corbeil devrait être remplacé le plus tôt possible.  Ne serait-ce que par respect pour les peuples autochtones, ce serait un strict minimum.

 

 



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