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www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ) Dernière mise à jour : |
S'il y a une chose pour laquelle on peut se réjouir des suites des récentes élections partielles, tenues au niveau fédéral au Québec, notamment pour ce qui est des résultats dans la circonscription d'Outremont, c'est de voir à quel point le Parti libéral du Canada (PLC) continue toujours à être boudé par une bonne partie de la population. Bien des experts avaient prédit que ce parti allait finir par rebondir dans l'opinion publique québécoise, que le scandale des commandites finiraient bien par s'estomper avec le temps, et que les gens oublieraient, etc. Erreur. Grave erreur.
Le fait que le PLC continue toujours à rester aussi faible au Québec est un phénomène non négligeable qu'on ne devrait pas secondariser. Pour l'essentiel de l'histoire récente du Canada, et jusqu'à tout récemment, ce parti était en effet le seul parti politique d'influence, étant déjà représenté à la Chambre des Communes à Ottawa, et qui était capable de prétendre avoir des assises solides d'un bout à l'autre du pays.
La dégringolade du PLC, au Québec, ainsi que sa relative incapacité à vraiment remonter la pente par rapport à la situation présente, même après deux changements de garde (soit avec Paul Martin, puis Stéphane Dion), de même que l'incapacité des autres grands partis fédéraux à prendre la relève des libéraux, sur le plan pancanadien, fait en même temps en sorte de rendre beaucoup plus compliqué la gestion de ce pays. Cela ajoute à la véritable crise que subit depuis déjà un certain temps le fédéralisme canadien. On voit mal, en effet, comment il pourrait y avoir autre chose qu'un autre gouvernement minoritaire à Ottawa, advenant qu'il y aurait une nouvelle ronde d'élections générales au niveau fédéral ... La relative instabilité politique qui règne au niveau fédéral n'est donc pas prêt de changer.
Pour les fédéralistes, il y a évidemment matière à préoccupations. Pour le reste ... D'autant que cela empêche en même temps aux tenants les plus anti-Québec et les plus réactionnaires, oeuvrant à partir d'Ottawa, d'être trop entreprenants.
Le chef du PLC, Stéphane Dion, doit être le premier se demander ce qu'il devrait maintenant faire. La question est d'autant plus importante pour lui que sa propre position de chef pourrait bien finir par être mis en cause si la tendance devait se poursuivre...
Non seulement Outremont, qui était pourtant
considérée jusqu'à là comme une forteresse libérale, est tombée mais partout
ailleurs, les libéraux se retrouvent également et très sérieusement en
arrière. Même les Verts les auraient talonné dans au moins un comté.
Pour ce qui est d'Outremont, c'est le nouveau reconverti aux vertus de la
social-démocratie, à la sauce NPD, Thomas Mulcair, qui l'a emporté.
À propos des scores des Conservateurs, de ceux que du Bloc, et de la situation politique en général
Le fait que les Conservateurs aient pour leur part fini loin en arrière,
toujours dans cette circonscription, nous permet en même temps de dire à
quel point cet autre parti fédéraliste -- et encore plus de droite ; c'est
en même temps un parti dont l'essentiel de ses assises sont dans l'Ouest
canadien --, semble en même temps confirmer, au moins pour le moment, ce que
nous disions plus haut à propos de l'incapacité des autres grands partis à
prendre le relais des libéraux.
Cela n'enlève rien au fait que la victoire surprise des Conservateurs dans Roberval a très certainement de quoi susciter certaines appréhensions. Il en va de même pour ce qui est des résultats dans St Hyacinthe, où les Conservateurs sont arrivés bon 2e, pas très loin derrière le Bloc Québécois ...
Il faut dire que le relatif bon score des Conservateurs, dans ces deux circonscriptions, va de pair avec la poursuite d'un certain affaiblissement, tout aussi perceptible, du côté du Bloc Québécois dans ces mêmes régions. Un sujet sur lequel nous devrons assurément revenir, mais qui n'est pas quelque chose de complètement nouveau. Déjà, lors des dernières élections fédérales, en 2006, cet affaiblissement de la part du Bloc était déjà notable. Cela ne devrait pas vraiment nous surprendre, du reste. La situation de quasi monopole de la scène politique fédérale au Québec, sur laquelle le Bloc pouvait "surfer", du temps du scandale des commandites, avait pu donner, pour un temps, au sein de ce parti, une impression de fausse sécurité. Comme si tout le Québec était désormais derrière le Bloc.
Dans le fonds, les résultats obtenus avec ces deux partielles nous ramènent à une situation correspondant un peu plus à l'état réel de l'opinion publique à travers le Québec. Avec ses bons côtés, mais aussi ses travers et ses contradictions. Au de là de l'effet surprise que les scores des Conservateurs ont pu créer sur le coup, la plupart des commentateurs s'accordent à dire que la force de ces derniers, au Québec, demeurent encore, et pour l'essentiel, toute relative; elle ne devrait pas être exagérée outre mesure.
D'aucuns ne devraient d'autre part conclure à la mort prochaine du mouvement souverainiste, auquel le Bloc a toujours été associé. La très nette victoire de Pauline Marois, la nouvelle chef du PQ, dans cette autre partielle qui vient de se terminer, dans Charlevoix, au niveau de la scène politique nationale, démontre que le courant politique représenté par l'ADQ (au niveau provincial) et les Conservateurs (au niveau fédéral), n'est peut-être pas si puissant que certains voudraient nous le faire croire.
Une fois cela dit, il reste à cerner ce que
l'élection de Thomas Mulcair dans Outremont pourrait signifier de manière
plus particulière pour le Québec et si cette élection pourrait même
entraîner un réajustement des différentes forces québécoises de gauche, vis
à vis de ce parti. Il faut reconnaître que cette élection, encore bien
plus que les deux autres, fait déjà jaser. Voilà donc ce sur quoi je
voudrais ici me concentrer.
Ce qui est sûr
De toute évidence, le nouveau bras droit de Jack Layton au Québec, Thomas Mulcair, se retrouve avec cette élection, catapulté à l'avant-scène. Cela devrait l'aider grandement à gagner encore plus de place dans ce parti (d'autant qu'il est tout nouveau au NPD, après avoir été longtemps au parti libéral provincial) et on peut également être sûr que le NPD cherchera très rapidement à profiter au maximum de cette nouvelle "vitrine" au Québec puisqu'il n'avait justement pas, jusqu'ici, de député en provenance du Québec et n'en avait d'ailleurs jamais eu, à l'exception d'une courte période, il y a déjà longtemps de cela.
Encore faudra-t-il que Thomas Mulcair réussisse évidemment à se faire réélire à nouveau, si jamais de nouvelles élections générales devaient être déclenchées, tout de suite après le prochain discours du trône, attendu dans les prochaines semaines ...
On peut dire que cette élection démontre à
quel point tout est possible en politique. Ce qui pouvait paraître
comme étant impossible, hier encore, peut effectivement se produire.
Même dans les endroits considérés comme une forteresse de nos adversaires.
Pour les forces de gauche, c'est certainement une forme d'encouragement,
comme le soulignaient tout récemment, en guise de commentaires, au lendemain
de ces élections, les deux porte-parole de Québec solidaire, Françoise David
et AMir Khadir. Si le NPD a en effet été capable de renverser la
vapeur dans Outremont, alors peut-être que la gauche pourrait également
faire ses propres percées lors des prochaines élections provinciales.
C'est d'autant plus vrai que les comtés de Françoise David et d'Amir Khadir,
là où Québec solidaire aimerait percer, lors des prochaines élections
générales, sur la scène nationale, sont justement voisins d'Outremont.
... et ce qui l'est beaucoup moins
Ce qui est beaucoup moins évident dans tout cela, cependant, réside dans l'impact réel que pourrait avoir cette élection sur l'état des lieux, sur le plan fédéral, comme sur le plan national. On peut surtout douter de l'impact réel que cette élection pourrait avoir sur les différentes forces de gauche au Québec, ainsi que sur leur attitude plus générale face au NPD.
Autant il est clair que la victoire de Thomas Mulcair dans Outremont peut être attribué, dans une large part, à une sorte de transfert de bien des voix qui seraient allés, dans d'autres circonstances, vers d'autres partis -- vote stratégique oblige; cela est notamment le cas pour ceux et celles qui auraient normalement voté pour le Bloc Québécois-- autant, il est loin d'être assuré qu'une telle chose pourrait se répéter partout ailleurs au Québec, et aussi facilement, lors de futures élections fédérales.
D'abord, il y a la personnalité même de Thomas Mulcair qui est sans nul doute un élément qui joua pour beaucoup dans cette élection; c'est un peu le même constat qu'on pourrait d'ailleurs faire concernant l'élection dans Roberval, là où c'est finalement le candidat conservateur qui l'a emporté; lui aussi était une personnalité vedette. Sauf qu'il serait plutôt surprenant que le NPD réussisse à dénicher au Québec d'autres vedettes, telles Thomas Mulcair, lors des prochaines élections fédérales. D'autant que ces élections pourraient venir assez vite... Et puis, il y a surtout des considérations plus politiques.
On ne peut évidemment pas parler au nom de tout le monde, à gauche. Il reste que nous, au PCQ, n'avons pas l'intention de changer d'attitude face à ce parti. D'abord et avant tout à cause des positions de ce parti. Autant, nous étions, jusqu'à là, très critiques face au NPD et notamment face à leur position sur la question nationale, autant la situation demeure toujours aussi difficile à accepter, à nos yeux, quand on prend la peine d'examiner plus en profondeur les positions politiques de ce parti. C'est ce qui nous fait dire, entre autre choses, que nous n'appuierons pas -- une fois de plus -- ce parti lors des prochaines élections fédérales.
Thomas Mulcair aura beau être une vedette, personne ne devrait entre temps oublier qu'il fut pendant plusieurs années ministre dans le gouvernement Charest. On ne peut vraiment parler à proprement parler d'une personne ayant des positions clairement campées à gauche. L'impact réel de son élection, sur ce qui pourrait en même temps se passer sur la scène politique nationale (provinciale) risque fort d'être tout aussi limité.
Juste avant que les résultats des partielles
soient connues, avait justement lieu une rencontre du Comité Central du PCQ.
Au moment de cette rencontre, nous ne pouvions encore savoir avec certitude
que Thomas Mulcair l'emporterait, quoique tous les sondages le donnait déjà
gagnant. Mais même là, l'opinion des membres du Comité Central du PCQ
était déjà très clair : pas question de revenir sur notre position face au
NPD.
Avez-vous lu les plus récentes positions du NPD face à la question du Québec ?
Il y a un an, soit en septembre 2006, la direction pancanadienne du NPD se réunissait à Sherbrooke. Parmi les points à l'ordre du jour, il y avait en particulier l'adoption d'un texte définissant ce que devrait être désormais la position de ce parti face à la question nationale au Québec. Le texte, qui y fut adopté par un vote à 95%, est très instructif et représente en même temps le plus récent document officiel du NPD portant sur cette question.
D'un côté, ce document réaffirme le fait que le Québec serait une nation, ayant le droit à l'autodétermination -- une position qui existe depuis déjà des années au sein de ce parti -- et de l'autre, il souligne en même temps le fait qu'il ne serait pas nécessaire d'inclure ce droit dans la Constitution canadienne. "Une formalisation légale de ce processus (ndlr : on se réfère ici au droit à l'autodétermination) n'est pas nécessaire ni utile", peut-on lire dans le document à la page 8.
On ne serait en vouloir au NPD d'être pour la vertu, mais pour le reste, c'est non seulement pauvre mais surtout très décevant car leur position en faveur de ne pas revendiquer un changement à la Constitution pour exiger, entre autres choses, l'insertion d'une référence explicite au droit à l'autodétermination pour le Québec, revient dans les faits à dire qu'Il serait préférable de laisser toute cette question entre les mains des politiciens à Ottawa. Cela revient donc à faire la promotion du statu quo constitutionnel.
Leur position plus générale par rapport à ce qu'il entrevoit comme étant la place du Québec à l'avenir est tout aussi décevante et démontre clairement à quel point ce parti n'est pas vraiment capable d'évoluer. Pour le NPD, l'idéal consisterait à avoir un Canada asymétrique. Vous vous demandez peut-être ce que le NPD entend par là ? La réponse est édifiante et se trouve en pages 5 et 6 du document. La citation est un peu longue mais mérite néanmoins qu'on s'y attarde.
"Le Nouveau Parti Démocratique croit qu'un
fédéralisme asymétrique est la meilleure façon de conjuguer
(ndlr :souligné par nous) l'État fédéral avec la réalité du caractère
national du Québec. Cela veut dire que le Québec doit avoir des
pouvoirs spécifiques et une marge de manoeuvre particulière ... Cette
asymétrie vis à vis du Québec peut notamment s'appliquer concrètement par un
droit de retrait avec compensation ... Le Canada", peut-on également y
lire, "est déjà dans une grande mesure asymétrique. En effet,
le Québec a déjà plusieurs ententes particulières touchant la main d'oeuvre,
l'impôt sur le revenu, la santé, l'immigration, les congés parentaux.
Le Québec exerce aussi une présence sur la scène internationale, lorsqu'il
s'agit d'enjeux se situant dans le prolongement de ses champs de compétence
(par exemple la culture et l'éducation). Le Nouveau Parti Démocratique
appuie ce genre d'ententes."
Une position qui, dans les faits reste en dessous de celle de l'ADQ et des libéraux de Jean Charest
Dans les faits, une telle position de la part du NPD reste en dessous de ce
que l'ADQ et le Parti libéral du Québec revendiquent eux-mêmes en parlant de
la nécessité de renforcer l'autonomie du Québec. C'est tout dire !
C'est d'autant plus faible et timoré que la plupart des pouvoirs, dont parle
le NPD, existent déjà pour le Québec. Le NPD lui-même le reconnaît.
On en revient donc, une fois encore, à faire la promotion du statu quo.
C'est comme si le NPD trouvait finalement que la situation
actuelle n'était pas si pire, au fond ...
On pourrait d'autre part souligner le fait que le NPD continue toujours, pendant ce temps, à faire la promotion du pouvoir du fédéral à dépenser dans les domaines de compétences du Québec. Une véritable aberration que personne sur la scène politique québécoise ne défend plus ... sauf le NPD. Ce dernier va même jusqu'à prétendre que ce fameux pouvoir de dépenser du fédéral aurait des vertus intrésèquement "progressistes" (page 7). Faut-il ensuite se surprendre que ce parti ait tant de difficultés à percer au Québec ?...
Un peu plus loin, et cette fois à la page 8, le document insiste pour dire que le NPD "s'engage à respecter dans ses interventions, la loi québécoise sur les consultations populaires". "De plus", lit-on tout de suite après, "le NPD reconnaîtrait une décision majoritaire (50% plus un) des Québécois et des Québécoises, advenant la tenue d'un référendum visant à modifier le statut politique du Québec". Bravo ! Sauf que ...
... Sauf que nulle part ailleurs est-il mentionné si une telle position ira jusqu'à revendiquer l'abolition de la loi fédérale sur la clarté référendaire. Pourtant, et compte du fait que la députation du NPD avait justement voté au départ pour cette fameuse loi, tant décriée au Québec, on se serait attendu à un peu plus de "clarté" sur le ... sujet.
Tout de suite après son ascension comme
nouveau chef du NPD, Jack Layton, s'était lui-même déclaré, de manière assez
claire, contre cette fameuse loi et n'avait alors pas hésité à dire que
l'appui de ses collèges députés pour cette loi avait alors été une ...
erreur. Depuis ce temps, il n'en parle plus du tout ...
À l'image de l'attitude du NPD sur plusieurs autres questions
Les positions du NPD face à la question nationale québécoise sont à l'image
de l'attitude plus générale de ce parti sur bon nombre d'autres questions.
Sur papier, il peut bien dire telle ou telle chose ... et se
positionner contre le vice et pour ... la vertu. Mais dans les faits,
il a bien plutôt tendance à se compromettre sur ses positions de principe,
chaque fois que cela chauffe un peu, que les pressions montent, et qu'il
faut finalement trancher. Il l'a souvent fait dans le passé et tout
semble indiquer qu'il pourrait tout aussi bien continuer à le faire, y
compris contre le Québec.
On l'a vu sur la question de l'Afghanistan, alors que ce parti -- qui est pourtant officiellement pour un retrait immédiat des troupes canadiennes de ce pays -- a quand même fini par se ranger du même côté que les Conservateurs sur cette question, soit disant parce que la motion qui était soumis au vote, à la Chambre des Communes, il n'y a pas si longtemps encore, ne parlait pas d'un retrait immédiat.
On l'a également vu sur la question de l'environnement quand le NPD a également fini par voter -- une fois encore -- du même côté que les Conservateurs lors du débat sur Kyoto. Cela se passait l'automne dernier et l'excuse du NPD résidait alors sur le fait que les Conservateurs avaient laissé miroiter la possibilité qu'il révise leur position sur cette question. Wow !
Le NPD a beau se dire pour Kyoto et Thomas Mulcair se ranger derrière les opposants au projet de Rabaska, après avoir été aussi du côté de ceux et de celles qui s'opposaient à la privatisation du Mont Orford, certains autres faits, non moins importants, parlent aussi ... et ne devraient pas être oubliés.
La plupart des positions du NPD, sur le plan
économique, demeurent tout autant timorées et en dessous de ce à quoi on
aurait pu s'attendre d'un parti qui, il n'y a pas si longtemps encore, se
disait ... être socialiste.
Un constat plus que désolant quand on regarde l'évolution de l'ensemble de la politique fédérale
Le plus désolant, dans tout cela, réside dans le fait que ces
compromissions, de la part du NPD, ne sont pas le fait de ce seul parti.
Même du côté souverainiste, du côté du Bloc québécois, on assiste au même
genre de jeux politiques, au goût plutôt douteux.
Plus d'une fois, en effet, le Bloc s'est retrouvé du même bord que les Conservateurs, au cours de la dernière période, y compris lors de l'adoption du dernier budget fédéral. À cela, on peut également ajouter l'épisode plutôt tragique de l'appui du Bloc (du même que du NPD et des libéraux fédéraux), derrière les Conservateurs, lors du fameux débat à propos de la reconnaissance du Québec comme nation. À plus d'un égard, ce débat n'était pas sans rappeler les appels en faveur d'un "Québec fort, dans un Canada uni" des années 70. ON se serait attendu, au strict minimum, que le Bloc vote contre une telle motion qui revenait, dans les faits, à nier les droits du Québec. Même pas. Plus cela change et plus on a parfois tendance, à revenir en arrière ...
Cette attitude du Bloc n'est pas sans rappeler la situation de flottement qui existe, de manière plus large, au sein d'une bonne partie du mouvement souverainiste et qui peut également être associé aux multiples revirements opérés par les différents chefs PQ, au cours des dernières années.
Tout cela met finalement en lumière l'extrême pauvreté des alternatives sur le plan de la politique fédérale. Tout au moins en ce qui concerne les partis politiques actuellement représentés à la Chambre des communes. Plus cela change et plus cela devient de plus en plus évident. Il devient, en même temps, chaque jour un peu plus clair que ce n'est pas d'Ottawa que viendra la solution aux problèmes vécus par les Québécois et les Québécoises, mais bien des Québécois et des Québécoises eux-mêmes, et que cela viendra le jour où ils décideront ensemble de prendre leur propre destin en mains.
Pour que cela devienne réalité, il faudra bien sûr qu'il y ait encore bien des changements sur la scène politique québécoise, de manière à faciliter justement cette prise en main. Espérons seulement que cela se produise le plus rapidement possible.
Autre
sujets
reliés :
Pour consulter le plus récent document du NPD portant sur la question nationale québécoise
(document adopté par le Conseil fédéral du NPD en sept. 2006)
Pour consulter le reste de notre dossier sur la question nationale au Québec