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Il n'y a pas qu'au Québec que Quebecor est pointée du doigt; c'est aussi le cas en France

 

Le conflit au Journal de Québec, qui perdure depuis plus d'un an, a ramené à l'avant plan à quel point la direction de Quebecor peut être antisyndicale.  Cela n'est pas, du reste, la première fois que Pierre-Karl Péladeau -- le PDG de Quebecor -- cherche ainsi à casser un syndicat; on n'a qu'à se rappeler -- cela se passait il y a quelques années -- le conflit chez Videotron.

Mais Quebecor est aussi pointé du doigt en France, dans une affaire guère plus reluisante, soit le dossier des sans papier.

 Il appert en effet que cette firme utiliserait là-bas, dans ses imprimeries, des travailleurs immigrants illégaux, en les payant bien sûr moins chers et en leur faisant aussi faire les travaux les plus difficiles, la nuit, etc, sans jamais que ceux-ci puissent évidemment bénéficier de la moindre sécurité d'emploi.  Sauf que ces travailleurs ont fini par se mettre en grève, avec l'appui du syndicat CGT.  Cela fait partie du mouvement de grève des sans papier qui sévit dans ce pays et qui continue toujours à prendre plus d'ampleur et c'est ce qui a aussi permis de mettre en relief cet aspect moins connu des activités de Quebecor en France.

L'information a,entre autres, été rendue publique dans l'édition du 19 au 25 juin de l'Humanité Dimanche.  On peut notamment y lire qu'ils seraient plus de 70  intérimaires, surtout des gens originaires du Malin en Afrique, qui travaillaient pour une filiale du groupe Quebecor, sans aucun papier pour plusieurs, mais qui étaient néanmoins fort "utiles" à leur employeur, soit la "Graphic Brochage"  de Pontault-Combault.

Le 11 juin au soir, ces travailleurs décidaient cependant d'occuper les bureaux de cette société.  Quelques jours seulement après, soit le 16, la direction de Quebecor, ainsi que les officiels de la préfecture de Seine-et-Marne, où se situe l'usine, s'engageaient à respecter un protocole de fin de conflit; les grévistes recevaient en même temps l'assurance qu'ils seraient inscrits sur les listes de régularisation et la préfecture leur garantissait en même temps une protection, le temps que toute la procédure puisse être complétée.

Quarante cinq d'entre eux ayant déjà cumulé au moins 12 mois de travail chez Quebecor, au cours des cinq dernières années, ces derniers se sont d'autre part fait garantir un minimum de 3 ans de travail par l'entreprise.

LA CGT mène depuis des mois une large campagne pour organiser ces sans papier, ainsi que pour obtenir de la part des autorités française une régularisation de leur statut.  Bon nombre d'entre eux, comme ceux de la "Graphic Brochage", travaillent et paient mêmes leurs cotisations pour les programmes sociaux, mais ne peuvent cependant en bénéficier;  ils demeurent, bien évidemment, et en surplus de tout, très sous payés par rapport au reste de leur confrères et consoeurs.

Beaucoup de ces sans papier oeuvrent dans le secteur de la restauration, mais on les retrouve également dans de nombreuses usines propriétés de grandes multinationales.  Comme Quebecor.

Parti communiste du Québec (PCQ) - Mis à jour : le 27 juin 2008.