www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ)
Dernière mise à jour :


Bien des gens avaient prédit que la qualité de l'air aux Jeux de Pékin serait mauvaise mais ...
Pas aussi problématique qu'on l'avait au départ prévu

 

Hier, c'était la compétition du triathlon pour les femmes, aux Jeux de Pékin.  Une compétition qui se fait à l'extérieur et qui est particulièrement difficile.  Peut-être l'avez-vous remarqué lors des analyses et commentaires qui étaient donnés durant cette compétition, mais la plupart ont alors souligné à quel point les conditions de l'air étaient en fait meilleures qu'à Athènes, et pas pire qu'à Sydney.  Voilà bien tout un renversement de situation par rapport à la plupart des prédictions faites avant les Jeux à propos de la mauvaise qualité de l'air à prévoir.

Non seulement, aucun athlète ne s'est encore plaint de la qualité de l'air, mais les performances sont également là pour nous rappeler, y compris et en particulier pour les compétitions qui se font dehors, que cette qualité de l'air ne doit pas être si mauvaise, parce qu'autrement, on n'aurait pas autant de nouveaux records qui seraient enregistrés.

Tout cela ne veut pas dire que les problèmes de pollution ne soient pas criants en Chine.  Tout au contraire.

En plus des problèmes de smog, qui sont assez criants normalement, dans la ville de Pékin, il y a aussi un grave problème au niveau des sources d'approvisionnement en eau.  Il n'y a en effet pas assez d'eau, dans les lacs et rivières, ainsi qu'au niveau dans les nappes phréatiques pour supporter le développement très rapide de l'économie et des populations dans le nord du pays.  À cet égard, et pour essayer de faire face au problème d'eau, le gouvernement chinois parle d'ailleurs de mettre en place un gigantesque projet pour détourner une partie des eaux du grand fleuve Jaune vers le nord de la Chine.  Un autre projet titanesque.  De toute évidence, il faudra encore bien des efforts pour assurer en Chine un développement économique plus durable et en même temps plus respectueux de la nature et de l'environnement.  C'est évident.

Cela dit, le fait que l'air se soit assainie pour les Jeux, non sans que le gouvernement chinois prenne encore des mesures très radicales -- comme le fait d'interdire une bonne partie de la circulation automobile, ainsi que de faire fermer de nombreuses usines pour la durée des Jeux -- montre en même temps à quel point le vieil adage "Quand on veut, on peut" marche...  C'est une indication du fait qu'on peut effectivement faire des choses pour aller de l'avant et aider à renverser des situations qui pouvaient paraître difficilement changeables.

C'est une fois encore un pensez-y bien pour tous ceux et celles qui pensent encore, comme aiment à le répéter bon nombre de nos propres politiciens, chez nous, qu'il n'y a pas vraiment grand chose de plus qu'on pourrait faire, par rapport à ce qu'on fait déjà...

Bien des gens sont d'habitude très critiques de la Chine.  Non sans raison.  Mais là, les Chinois ont peut-être quelque chose à nous montrer.

 

 

 



Sujets reliés et en marge de ces Jeux :