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www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ) Dernière mise à jour : |
Par André
Parizeau
,
Porte parole du PCQ
Ce
vélo, entièrement conçu et produit au Québec -- il
en va aussi de même pour ce qui est du système
informatique gérant les services de location --
est sans conteste un grand succès.
Tandis que Montréal prévoit encore étendre son réseau de location de ces bicyclettes, après seulement quelques mois d'opération, de nombreuses villes, ailleurs au Canada et dans le reste du monde, semblent aussi démontrer de l'intérêt.
Le projet Bixi est le genre de projet qui crée des emplois tout en contribuant concrètement à lutter pour mieux protéger notre environnement et combattre les effets de serre. C'est en même temps un exemple patent de ce que le Québec peut faire et produire. S'il était jumelé à de véritable efforts pour étendre notre système de transport en commun dans les grands centres urbains -- ce que tous les gouvernements qui se sont succédés au cours des dernières années n'ont cessé de promettre sans véritablement poser des gestes concrets pour en rendre l'accès plus facile et aussi moins dispendieux --, ce serait encore mieux.
Un des gestes qui pourrait être posés à cet égard serait de réduire de manière substantielle le coût de la passe mensuelle, y compris en banlieue.
Paradoxalement, le succès de Bixi met en même temps en relief ce qui demeure encore aujourd'hui un des plus grands scandales qui soit, soit la décision consciente, aussi bien de la part des différents gouvernements libéraux que péquistes, de mettre la hache dans le projet, amorcé dès le début des années 90, et qui paraissait pourtant si prometteur, de développer une voiture totalement électrique, et qui serait en même temps "made in Quebec".
Un peu partout, on parle de développer des méthodes alternatives de transport, plus respectueuses de l'environnement. Le remplacement graduel d'une bonne partie de notre parc actuel de véhicules mus à l'essence, par de tels véhicules, serait très certainement une mesure qui aurait encore plus de retombées sur l'environnement, sans parler des milliers d'emplois qu'un tel projet pourrait générer, ici même.
Impossible, nous dira-t-on. C'est ce qu'on longtemps dit les dirigeants de l'Hydro-Québec, alors qu'ils avaient déjà toute la technologie pour le faire (avec le moteur-roue) et qu'ils l'ont toujours. "Nous n'avons jamais eu le mandat de nous lancer dans la fabrication d'autos", nous disaient-ils et c'était vrai. Jamais, ni le PQ, ni les libéraux n'ont eu la volonté (pas plus que le courage politique) pour pousser un tel projet. D'autant que cela aurait aussi voulu dire d'affronter les géants de l'auto, lesquels n'avaient pas vraiment intérêt à ce qu'un tel projet aboutisse. Ceux qui n'ont jamais eu l'occasion de visionner le film "Who killed the electric Car ?", devrait le faire (ils pourront d'ailleurs le faire à partir de notre dossier portant sur le même sujet; voir notre raccourci dans la marge de gauche de cette page, à ce sujet).
Encore aujourd'hui, Québec solidaire est la seule formation représentée à l'Assemblée nationale à avoir fait sienne un tel projet. Pour sûr, et pour qu'un tel projet ait la moindre chance de réussir, il faudrait forcément que l'État québécois en devienne un des principaux maîtres d'oeuvre, sinon le principal. Le projet demeure un très bon pensez-y bien.
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Sujets reliés et adresses utiles :
Cliquez ici pour consulter notre dossier concernant le projet visant à développer une voiture totalement électrique, "made in Quebec"; ce projet là est finalement retombé dans l'oubli; et pourtant...