www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ)
Dernière mise à jour :


Le président du Comité des Fêtes nationales de Montréal ajoute sa voix à ceux qui s'opposent au déplacement des Francofolies en juin prochain, au lieu du traditionnel mois d'août et qu'une telle décision n'a juste pas d'allure.  Pour Mario Beaulieu, ce changement effectué sans consultation auprès des milieux culturels, affectera négativement bon nombre d'autres activités, y compris la tenue des prochaines activités reliées à la Fête nationale.

Mario Beaulieu était accompagné, pour l'occasion, d'André Dudemaine du Festival "Présence autochtone", lequel en avait tout autant à dire contre cette décision unilatérale des organisateurs des Francofolies, ainsi que de l'administration du maire de Montréal, Gérald Tremblay.

Aussi bien pour Mario Beaulieu que pour André Dudemaine, l'actuelle querelle va bien au delà de la vieille rivalité entre Montréal et Québec.  Indépendamment du Festival d'été de Québec, qui est souvent cité en exemple comme celui qui pourrait perdre beaucoup des suite de cette décision, c'est tout le calendrier culturel de l'été prochain qui pourrait en subir les contrecoups.

Mario Beaulieu a notamment tenu à rappeler qu'il s'agissait en fait de la quatrième tentative, de la part de la firme Spectra pour essayer de déplacer les FrancoFolies. Dans le passé, le Comité de la fête nationale avait toujours été consulté, de dire Mario Beaulieu. Mais aujourd'hui, insiste-t-il, la décision aurait été prise en vase clos, avec la ville de Montréal.

« Les Francofolies seront juste avant la Fête nationale. Les effets de ce déménagement sont difficiles à prédire. Mais on peut se demander si la Fête nationale ne sera pas banalisée après 10 jours de festival de musique francophone », a dit monsieur Beaulieu.

Le directeur général du Comité de la Fête nationale à Montréal, Luc Savard, a lui aussi renchéri par rapport au manque de consultation. « On a appris la décision en même temps que tout le monde! On n'a eu aucune considération pour nous. C'est un échec lamentable au niveau de la concertation des festivals », a dit M. Savard.

Le Maire de Montréal, fidèle à lui-même, a pour sa part affirmé qu'il ne changerait pas d'opinion par rapport au déménagement des Francofolies.  Point final.  Quant aux dirigeants de Spectra, Alain Simard en tête, ils exigeraient de leur côté que le maire de Québec, Régis Labeaume, se rétracte par rapport à ce qu'il avait aussi dit, dès le départ de la controverse.