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Ces deux organismes sont l'Organisation québécoise de solidarité internationale pour les droits humains (OQSIDH) et les Partisans de la paix dans la justice pour les Djiboutiens (PPJD). Notre camarade Dario Garcia, qui est membre de l'OQSIDH, et qui est en même temps responsable au sein du Comité Central du PCQ des questions de solidarité internationale, nous a fait parvenir leur communiqué. En voici des extraits.
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Soulignant comment on ne saurait accepter qu'on revienne comme à l'époque des coup d'État militaires, ce communiqué met en évidence le fait que tous les droits fondamentaux et démocratiques des Honduriens, droits qui sont pourtant garantis par la Constitution existante, sont désormais suspendus depuis le 28 juin. "La violence qui s'en est suivie nous rappelle l'époque sombre où les États-Unis d'Amérique imposaient des dictatures militaires en Amérique Latine pour servir leurs intérêts et piller leurs richesses, tout en perpétrant des crimes abominables contre les populations civiles".
"La répression brutale des militaires n'a épargné ni les leaders syndicaux, ni les étudiants, ni les journalistes, ni même les simples citoyens qui ne font que réclamer pacifiquement le respect de la Constitution et le retour du Président, démocratiquement élu, Manuel Zelaya".
Le communiqué dénonce en même temps ce qui semble être un double langage de la part du gouvernement des États-Unis. D'un côté, souligne le communiqué, les États-Unis disent condamner la violence de dimanche dernier et disent souhaiter le respect des règles démocratiques. De l'autre, ils semblent en même temps vouloir ménager leurs amis au sein de la junte militaire. Il faut souligner que les États-Unis possèdent toujours, au Honduras, des bases militaires.
Certaines rumeurs veulent que ce soient les États-Unis qui aient finalement suggéré à la junte de se retirer de l'OEA, plutôt que d'avoir à faire face à sa suspension pure et simple.
Les deux groupes exigent d'autre part que "le gouvernement illégal et anticonstitutionnel de Roberto Micheleti abandonne son attitude sauvage et criminelle contre son Peuple"; ils exigent également "le retour immédiat de Monsieur Manuel Zelaya Gonzalez dans ses fonctions à la tête de la magistrature suprême jusqu'à l'expiration de son mandat, en janvier 2010, et cela dans le respect des droits institutionnels et du droit souverain du peuple hondurien".
Ces groupes soulignent finalement que la prochaine rencontre du Mouvement des pays Non Alignés (NNA), prévue à Charm El Cheik en Égypte, du 11 au 16 juillet, pourrait être une autre occasion pour accentuer la pression contre la junte militaire au Honduras.
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