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Pourquoi les USA sont-ils si divisés comme aujourd'hui, notamment en ce qui a trait au débat autour de la réforme de leur système de santé ? La réponse est au fonds assez simple. Pendant longtemps, le débat public, de l'autre côté de la frontière, était bloqué par l’extrême droite des Reagan et des Bush. Aujourd'hui, ces blocages commencent à sauter. Cela nous rappelle un vieux principe fondamental devant guider la gouvernance de tous nos sociétés, même en démocratie traditionnelle : soit l’accès du plus grand nombre au bien commun.
Est-ce que le pouvoir doit s’exercer en faveur des nantis, ou du peuple en général ? N’est-il pas normal qu’un jour ou l’autre apparaisse, même sous la houlette d’un gouvernement voué aux intérêts de la haute finance, n’est-il pas normal, donc, que finissent néanmoins par émerger les revendications populaires d’un système de santé universel et public, alors que de nombreux pays autour des États-Unis, en particulier ce pays du tiers monde que sanctionne l’empire qu'est Cuba, l'ont déjà depuis longtemps ?
Cette question se pose de l’intérieur même du pays le plus blindé du capitalisme contemporain. C’est dire la force que représente la propagation démocratique d’idées progressistes. Comme l’a fait Béthune en son temps au Canada et au Québec.
La question du bien commun est donc, malgré ou grâce à Obama, c’est selon, celle des valeurs socialistes. La droite ne s’y trompe pas quand elle l’accuse, comme Chavez en son pays, d’être un suppôt du communisme.
La crainte des idées nouvelles aux USA éveille la vielle terreur que ressentent les classes dominantes devant le spectre du communisme.
Mais en politique, ce sont les idées qui deviennent populaires qui l’emportent et pas nécessairement celles qui ont l’approbation des dominants dans le débat public. D’où l’importance de travailler, non seulement à la remise en cause radicale du pouvoir pour qu’il finisse par changer de main, mais aussi à la promotion de revendications démocratiques qui en dernier servent la population en général.
Ceux que les valeurs démocratiques inquiètent devraient se demander où ils veulent en venir au juste : ne servir que les intérêts des riches et des puissants ?
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