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Les plus récentes statistiques font état d'un niveau d'endettement, chez nos voisins du Sud, qui atteindrait un niveau sans précédent et qui laisse d'ailleurs présager du pire. À cause de la place prépondérante de l'économie américaine dans le monde, nombreux sont ceux qui redoutent l'impact d'une éventuelle dégringolade de celle-ci sur le reste de l'économie dans le monde.
Tout cela met en même temps en valeur la fragilité qu'il y a à être si dépendant de cette superpuissance, et à quel point nous aurions intérêt à devenir, nous-mêmes, véritablement souverain, par rapport à notre propre destinée.
Depuis l'arrivée au pouvoir de George Bush, le niveau de dette nationale des États-Unis a presque que doublé et monte maintenant de 1,4 milliard de dollars, à tous les jours (ou un million de dollars à toute les minutes !!!).
La poursuite des guerres en Irak et en Afghanistan pèsent de plus en plus lourd sur l'économie des USA et constituent sans l'ombre d'un doute une cause importante dans la détérioration de la situation et qui se reflète, entre autres choses, par la dégringolade dans le secteur de l'immobilier ainsi qu'une extrême volatilité au niveau de la bourse; mais cela ne peut en même temps tout expliquer. Car même si ces guerres prenaient fin demain, la situation continuerait encore d'être critique.
Ironiquement, certains analystes n'hésitent pas à pointer la Chine comme étant un des facteurs ayant jusqu'ici contribué à éviter le pire du côté des États-Unis. La Chine est en effet devenu, avec les années, le plus grand détenteur dans le monde de bons du Trésor américain. Cela se chiffre par centaines de milliards de dollars. On peut juste se demander ce qui se serait passé, si la Chine avait commencé à liquider en masse ces fameux bons du Trésor ...
Devant l'ampleur de la situation, on ne devrait pas se surprendre du fait que les questions d'économie prennent de plus en plus de place dans l'actuelle course à la présidence, aux États-Unis et que les slogans les plus à la mode, dans le cadre de cette campagne, parlent tous de relancer l'espoir, ainsi que de la nécessité d'un changement en profondeur.
Le constat est tel qu'on est en droit de se demander combien de temps encore tout cela pourra se poursuivre, avant que cela se mette à craquer de toutes parts. Plus encore que le niveau des dettes contractées par le gouvernement américain, c'est surtout l'ampleur de l'endettement des simples particuliers qui fait peur. Et il faudra bien plus que des promesses creuses ou de simples solutuions band-aid, de la part du futur président des États-Unis, pour mettre fin à cette dégringolade qui ressemble de plus en plus à une descente aux enfers.
Voici quelques chiffres, qui dès le mois de décembre dernier, faisaient déjà les manchettes des journaux américains, dont le New York Times et Newsweek. Ces chiffres parlent d'eux-mêmes :
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