|
www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ) Dernière mise à jour : |
Barack Obama pourrait-il
vraiment contribuer à améliorer les choses sur la scène internationale,
advenant une victoire de sa part, lors des prochaines élections
présidentielles aux États-Unis, en novembre prochain ?
Certains en doutent. Son récent discours devant "l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC)", où il s'est notamment prononcé en faveur de l'indivisibilité de Jérusalem, est cité en exemple pour dire que la politique étrangère des États-Unis a finalement peu de chances de véritablement changer, y compris avec l'accession au pouvoir du candidat démocrate.
Sans vouloir prétendre que le programme de Barack Obama en serait un de gauche, ce qui n'est pas le cas, loin s'en faut, il reste qu'il y a des différences notables entre ce que prêche le candidat démocrate et ce que propose le successeur de George W. Bush, en la personne de John McCain.
Certes, il y a de multiples pressions existant
au sein du camp démocrate pour que Barack Obama adoucisse son discours, là
où les différences sont plus notables avec son adversaires, question de
pouvoir plus facilement courtiser les indécis, y compris parmi ceux et
celles qui pourraient encore être tenté de voter républicain. Ces
différences demeurent néanmoins importantes, y compris dans le dossier du
Moyen-Orient, et ne devraient donc pas être trop rapidement balayées.
Par rapport au fameux discours d'Obama devant l'AIPAC
On a beaucoup parlé du discours de Barack Obama devant l'AIPCA. Dans son discours, ce jour-là, le candidat démocrate a effectivement parlé du fait que Jérusalem "devait rester la capitale d'Israël et ne devait pas être divisée". Il a également affirmé, toujours devant l'AIPCA, que l'État hébreu devait aussi mettre un terme à la construction de nouvelles colonies (ce que bien peu de médias ont cependant pris la peine de mentionner).
La partie de son discours à propos de Jérusalem pouvait effectivement prêter à interprétation. Le lendemain de ce même discours, Obama nuançait ses propos de la veille sur les ondes de CNN et insistait plutôt sur l'importance d'une négociation de bonne foi entre les différentes parties, israéliennes et palestiniennes, impliquant des compromis de part et d'autres. Un porte-parole de l'équipe Obama déclarait d'autre part au journal Jerusalem Post que la position du candidat démocrate devait d'abord être interprétée comme le fait que Jérusalem ne devait pas être divisée avec des barrières de fil barbelé et des "checkpoints". Cela n'impliquait pas automatiquement un rejet des demandes palestiniennes.
James Zogby, qui est président de l'Institut arabo-américain, aurait d'autre part souligné, selon le journal communiste américain, The People's Weekly World, que la position palestinienne n'impliquait pas forcément que Jérusalem ne puisse être la capitale d'Israël, ni qu'elle soit forcément divisée, tant et aussi longtemps que les Palestiniens puissent également en faire leur capitale, dans la partie Est.
En contre partie, la position de John McCain est beaucoup plus agressive et beaucoup moins ouverte à la négociation.
Par rapport à la question de l'Irak
Sur la question de l'Irak, les différences sont flagrantes. Tandis que McCain affirme qu'il entend maintenir la présence américaine dans ce pays, notamment par la présence de bases militaires permanentes, Obama, lui, s'oppose à ces bases militaires et affirme également qu'il rapatria les troupes américaines et mettra fin à cette guerre.
Par rapport à l'Iran, Obama semblait, au
départ, plus favorable à un dialogue avec cet autre pays, mais se serait
depuis raidi, ce qui le rapprocherait conséquemment des positions de
son adversaire.
Par rapport au blocus contre Cuba
Finalement, dans le dossier du blocus contre Cuba, les positions sont assez contrastées. McCain est clairement un partisan de la poursuite de l'embargo commercial. Obama souhaite pour sa part développer un meilleur dialogue bilatéral et n'hésite pas à évoquer une possible levée de l'embargo sous conditions.
![]()
Sujets reliés :
20 000 personnes accueillent Barack Obama à Detroit,
dans une atmosphère survoltée (reportage publié le 18 juin dans le journal
communiste People's Weekly World (en anglais seulement)
"Cela prendrait un miracle pour régler le problème palestinien à court
terme"-- cliquez ici pour
lire un article sur l'état de la situation dans le conflit
israélo-palestinien et obtenir en même temps certaines informations sur ce
qu'aurait dit Barack Obama sur la question (en anglais seulement)
Pour consulter notre dossier
sur le Moyen-Orient
Pour consulter notre dossier sur Cuba