www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ)
Dernière mise à jour :


Par André Parizeau,
Chef du du PCQ


Barack Obama pourrait-il vraiment contribuer à améliorer les choses sur la scène internationale, advenant une victoire de sa part, lors des prochaines élections présidentielles aux États-Unis, en novembre prochain ?

Certains en doutent.  Son récent discours devant "l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC)", où il s'est notamment prononcé en faveur  de l'indivisibilité de Jérusalem, est cité en exemple pour dire que la politique étrangère des États-Unis a finalement peu de chances de véritablement changer, y compris avec l'accession au pouvoir du candidat démocrate.

Sans vouloir prétendre que le programme de Barack Obama en serait un de gauche, ce qui n'est pas le cas, loin s'en faut, il reste qu'il y a des différences notables entre ce que prêche le candidat démocrate et ce que propose le successeur de George W. Bush, en la personne de John McCain.

Certes, il y a de multiples pressions existant au sein du camp démocrate pour que Barack Obama adoucisse son discours, là où les différences sont plus notables avec son adversaires, question de pouvoir plus facilement courtiser les indécis, y compris parmi ceux et celles qui pourraient encore être tenté de voter républicain.  Ces différences demeurent néanmoins importantes, y compris dans le dossier du Moyen-Orient, et ne devraient donc pas être trop rapidement balayées.
 

Par rapport au fameux discours d'Obama devant l'AIPAC

 

On a beaucoup parlé du discours de Barack Obama devant l'AIPCA.  Dans son discours, ce jour-là, le candidat démocrate a effectivement parlé du fait que Jérusalem "devait rester la capitale d'Israël et ne devait pas être divisée".  Il a également affirmé, toujours devant l'AIPCA, que l'État hébreu devait aussi mettre un terme à la construction de nouvelles colonies (ce que bien peu de médias ont cependant pris la peine de mentionner).

La partie de son discours à propos de Jérusalem pouvait effectivement prêter à interprétation.  Le lendemain de ce même discours, Obama nuançait ses propos de la veille sur les ondes de CNN et insistait plutôt sur l'importance d'une négociation de bonne foi entre les différentes parties, israéliennes et palestiniennes, impliquant des compromis de part et d'autres. Un porte-parole de l'équipe Obama déclarait d'autre part au journal Jerusalem Post que la position du candidat démocrate devait d'abord être interprétée comme le fait que Jérusalem ne devait pas être divisée avec des barrières de fil barbelé et des "checkpoints".  Cela n'impliquait pas automatiquement un rejet des demandes palestiniennes.

James Zogby, qui est président de l'Institut arabo-américain, aurait d'autre part souligné, selon le journal communiste américain, The People's Weekly World, que la position palestinienne n'impliquait pas forcément que Jérusalem ne puisse être la capitale d'Israël, ni qu'elle soit forcément divisée, tant et aussi longtemps que les Palestiniens puissent également en faire leur capitale, dans la partie Est.

En contre partie, la position de John McCain est beaucoup plus agressive et beaucoup moins ouverte à la négociation.

 

Par rapport à la question de l'Irak

 

Sur la question de l'Irak, les différences sont flagrantes.  Tandis que McCain affirme qu'il entend maintenir la présence américaine dans ce pays, notamment par la présence de bases militaires permanentes,  Obama, lui, s'oppose à ces bases militaires et affirme également qu'il rapatria les troupes américaines et mettra fin à cette guerre.

Par rapport à l'Iran, Obama semblait, au départ, plus favorable à un dialogue avec cet autre pays, mais se serait depuis raidi, ce qui le rapprocherait conséquemment des positions de son adversaire.
 

Par rapport au blocus contre Cuba

 

Finalement, dans le dossier du blocus contre Cuba, les positions sont assez contrastées.  McCain est clairement un partisan de la poursuite de l'embargo commercial. Obama souhaite pour sa part développer un meilleur dialogue bilatéral et n'hésite pas à évoquer une possible levée de l'embargo sous conditions.

 

 



Sujets reliés :