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Hamma Hammami, qui est porte-parole du Parti communiste ouvrier de Tunisie (PCOT), a été sauvagement attaqué par les forces policières de ce pays alors qu'il revenait dans celui-ci, et venait juste de mettre le pied sur le sol tunisien, en provenance de la capitale française.  Cela se passait le 29 septembre dernier.  Au même moment, d'autres policiers prenaient soin de faire évacuer le hall de l'aéroport où Hamma Hammami était.  Tout cela survient après que ce dernier ait dénoncé publiquement dans les médias français les futures élections, devant se tenir en Tunisie, comme étant une "farce".

Hamma Hammami est un des dirigeants du Parti communiste ouvrier de Tunisie ...Cet événement, au cours duquel Hamma Hammami fut roué de coups, et ses vêtements furent déchirés, n'est que le dernier d'une longue succession de violations des droits de la personne dans ce pays.  Le gouvernement en place essaie depuis longtemps de faire taire toute voix d'opposition.

Le PCOT, de concert avec plusieurs autres organismes, appellent au boycott de ces élections.  L'actuel président, Ben Ali, qui se représente encore, a été à chaque fois, au cours des 4 dernières élections, "élu" (si on peut parler ainsi) à plus de 90% des voix.  Cela frisait même, à plusieurs reprises, le quasi 100%.

Les opposants au régime qui choisissent quand même de participer aux élections (ou qui tentent de le faire) n’échappent pas à la règle que le pouvoir du président Ben Ali impose au pays.

C’est ainsi que la candidature aux élections présidentielles du Dr Mustapha Ben Jaafar , secrétaire général du Forum démocratique pour le travail et la liberté (FDTL) a été invalidée par le Conseil constitutionnel (une « institution » dont les membres sont tous nommés par le président ).

Quant à M. Mohammed Nejib Chebbi, il a du renoncer à se présenter en dénonçant la volonté d’exclusion du pouvoir en place qui verrouille le système politique au seul bénéfice de la présidence à vie de M. Ben Ali. Reste celle de M. Ahmed Ben Brahim, secrétaire général du Mouvement Et Tajdid, lequel pour avoir annoncé qu’il sera un candidat « d’égal à égal » à celui du pouvoir en place, a été immédiatement châtié en voyant la moitié des listes de la coalition (13 sur 26) qu’il représente (l’initiative démocratique) aux élections législatives invalidées, la plupart du temps sous des prétextes futiles.

C’est aussi le sort qui fut finalement réservé aux listes du PDP (9 listes sur 26) et du FDTL (5 listes sur 24). Quelques listes indépendantes ont été validées : 2 listes de MM Goumani-Touzri (dissidents du PDP) et six listes du Parti de la gauche socialiste (non reconnu mais toléré).

 

 



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